Portrait de François Bayrou

Portrait : Wikidata/Wikimedia Commons — See Wikimedia Commons source page · source

Politique / justice / gouvernance / éducation

François Bayrou

Fiche documentée couvrant 8 controverses, dont « 1993–1994 : réforme du financement de l'enseignement privé, censure du Conseil constitutionnel et mobilisation massive pour l'école publique » et « Avril 2002 : gifle à un enfant lors d'un déplacement de campagne à Strasbourg ».

Votre avis sur cette fiche

Fiche Nº 1275 · Mise à jour le 25 septembre 2026

8Controverses documentées
18Sources
1Mise en examen · au total1 en cours
0Condamnation

I. Controverses documentées

01

2017-06–2026-10-05

2017–2026 : affaire des assistants parlementaires européens du MoDem — mise en examen, relaxe en 2024 puis procès d'appel ouvert le 9 septembre 2026

Mise en examen

L'affaire porte sur des assistants d'eurodéputés rémunérés par le Parlement européen qui auraient en réalité travaillé, au moins en partie, pour l'UDF puis le MoDem. Bayrou a quitté le ministère de la Justice en juin 2017 dans le contexte de l'enquête et a été mis en examen en 2019 pour complicité de détournement de fonds publics. Le 5 février 2024, le tribunal correctionnel l'a relaxé au bénéfice du doute sur sa connaissance personnelle du système, tandis que le MoDem et plusieurs autres prévenus ont été condamnés. Le parquet a fait appel. Le procès d'appel s'est ouvert à Paris le 9 septembre 2026 et doit se poursuivre jusqu'au 5 octobre. Le montant litigieux retenu à ce stade de l'appel est d'environ 293 253 euros sur dix contrats.

Dernière vérification : 9 septembre 2026

02

1996–2025-07-02

1996–2025 : scandale de Bétharram — contradictions sur son niveau d'information, contacts avec un juge et responsabilité politique comme ancien ministre de l'Éducation

Allégations

Le scandale des violences physiques et sexuelles commises pendant des décennies à Notre-Dame de Bétharram a placé Bayrou au centre d'une controverse sur ce qu'il savait lorsqu'il était ministre de l'Éducation et élu local. En 2025, il a d'abord affirmé n'avoir jamais été averti des faits donnant lieu à plaintes ou signalements, avant de reconnaître avoir eu connaissance de l'affaire d'une gifle ayant conduit à une condamnation en 1996. Des archives montrent qu'il avait publiquement défendu l'établissement cette année-là après une inspection. L'ancien juge Christian Mirande a également décrit une rencontre en 1998 au cours de laquelle le dossier a été évoqué, tandis que Bayrou a contesté toute intervention destinée à influencer la justice. Une commission parlementaire a ensuite documenté de graves défaillances systémiques du contrôle des établissements privés.

Dernière vérification : 9 septembre 2026

03

2025-01-27–2025-01-30

Janvier 2025 : expression de « submersion » migratoire et crise politique jusque dans son propre camp

Statut non précisé

Premier ministre, Bayrou a utilisé à la télévision l'expression de « sentiment de submersion » à propos de l'immigration, vocabulaire historiquement associé au Front national puis au Rassemblement national. Il a ensuite maintenu le terme, provoquant la colère des socialistes et des critiques dans une partie du bloc gouvernemental, au moment même où son gouvernement négociait sa survie budgétaire.

Dernière vérification : 9 septembre 2026

04

2025-07-15–2025-07-16

Juillet 2025 : plan d'économies de 43,8 milliards d'euros et proposition de supprimer deux jours fériés

Statut non précisé

Bayrou a présenté un plan de redressement budgétaire de 43,8 milliards d'euros pour 2026 comprenant notamment le gel d'une grande partie de la dépense publique et sociale ainsi que la suppression de deux jours fériés, le lundi de Pâques et le 8-Mai étant cités. La mesure emblématique a suscité une opposition immédiate à gauche comme au RN et une forte impopularité dans les sondages.

Dernière vérification : 9 septembre 2026

05

2025-09-08

8 septembre 2025 : gouvernement renversé après le vote de confiance qu'il avait lui-même demandé

Statut non précisé

Face au blocage politique autour de son plan budgétaire, Bayrou a engagé un vote de confiance à l'Assemblée nationale. Les députés ont refusé la confiance, entraînant la chute de son gouvernement et sa démission. Cette issue a constitué une sanction politique directe de sa stratégie budgétaire et de son choix de soumettre son gouvernement au vote.

Sources · 1

  1. [1]

Dernière vérification : 9 septembre 2026

06

2017-06–2017-10-19

2017 : appels à Radio France et à la juge Charlotte Bilger pendant l'affaire MoDem, critiqués comme démarches de pression ou d'intervention

Statut non précisé

Alors qu'il était garde des Sceaux, Bayrou a appelé en juin 2017 un responsable de l'investigation de Radio France pour se plaindre d'une enquête journalistique sur les assistants du MoDem, un contact dénoncé comme une pression. En octobre 2017, après son départ du gouvernement, il a obtenu le numéro personnel de la juge d'instruction Charlotte Bilger, l'a appelée après une perquisition au siège du MoDem puis lui a envoyé un SMS demandant notamment si son informaticien pouvait assister à l'ouverture de scellés. La magistrate a consigné ces échanges dans le dossier.

Dernière vérification : 9 septembre 2026

07

2002-04

Avril 2002 : gifle à un enfant lors d'un déplacement de campagne à Strasbourg

Aucune procédure

Pendant la campagne présidentielle de 2002, à Strasbourg, Bayrou a giflé un garçon d'environ 10 à 11 ans qu'il accusait d'avoir tenté de lui faire les poches. La scène, filmée par la télévision, est devenue un épisode très commenté de sa campagne et a été régulièrement rappelée par la suite dans le débat sur les violences envers les enfants.

Sources · 2

  1. [1]
    Le MondeLa gifle et l'accoladeMédiaFiabilité élevée
  2. [2]

Dernière vérification : 9 septembre 2026

08

1993-12–1994-01-21

1993–1994 : réforme du financement de l'enseignement privé, censure du Conseil constitutionnel et mobilisation massive pour l'école publique

Statut non précisé

Ministre de l'Éducation nationale, François Bayrou a porté politiquement la révision de la loi Falloux permettant d'élargir les aides des collectivités aux investissements des établissements privés sous contrat. Le Conseil constitutionnel a censuré le 13 janvier 1994 la disposition centrale du texte, notamment au regard du principe d'égalité. La réforme avait déclenché une mobilisation majeure du camp laïque : la manifestation parisienne du 16 janvier a rassemblé 260 000 personnes selon la police et jusqu'à un million selon les organisateurs.

Dernière vérification : 9 septembre 2026

II. Constellation des liens documentés

Chaque lien renvoie à une relation importée ou à une mention documentée dans une fiche. Une mention documentée ne prouve pas, à elle seule, une relation personnelle.

Liste des liens documentés
  1. Fatiha Keloua Hachi2 références
    • Mention croisée : « Audition de François Bayrou dans le cadre de la commission d’enquête » — La fiche de Fatiha Keloua Hachi cite François Bayrou.
    • Mention croisée : « Refus de requérir des poursuites pour faux témoignage demandées par le co-rapporteur » — La fiche de Fatiha Keloua Hachi cite François Bayrou.
  2. Daniel Cohn-Bendit1 référence
    • Mention croisée : « Débat européen de 2009 : pugilat verbal avec François Bayrou et retour de la polémique sur ses écrits de 1975 » — La fiche de Daniel Cohn-Bendit cite François Bayrou.
  3. Hervé Morin1 référence
    • Mention croisée : « Rupture avec François Bayrou et création du Nouveau Centre » — La fiche de Hervé Morin cite François Bayrou.
    • Mention croisée : « Signalement judiciaire visant François Bayrou dans l'affaire Bétharram » — La fiche de Jean-François Coulomme cite François Bayrou.
  4. Jérôme Buisson1 référence
    • Mention croisée : « Propos controversés dans le contexte de l'affaire Bétharram » — La fiche de Jérôme Buisson cite François Bayrou.
  5. Josy Poueyto1 référence
    • Mention croisée : « Passage du Parti socialiste au MoDem et responsabilités municipales à Pau » — La fiche de Josy Poueyto cite François Bayrou.
  6. Mars1 référence
    • Mention dans « 1996–2025 : scandale de Bétharram — contradictions sur son niveau d'information, contacts avec un juge et responsabilité politique comme ancien ministre de l'Éducation » — La fiche de François Bayrou cite Mars.
  7. Paul Vannier1 référence
    • Mention croisée : « Commission Bétharram : accusation de faux témoignage contre François Bayrou et demande de saisine de la justice non retenue » — La fiche de Paul Vannier cite François Bayrou.
  8. Sarah Legrain1 référence
    • Mention croisée : « Affrontement verbal avec François Bayrou autour de l'affaire Bétharram » — La fiche de Sarah Legrain cite François Bayrou.
  9. Véronique Malbec1 référence
    • Mention croisée : « Cabinet Dupond-Moretti : éviction de Charlotte Bilger après trois jours » — La fiche de Véronique Malbec cite François Bayrou.
  10. Violette Spillebout1 référence
    • Mention croisée : « Abstention lors du vote de confiance à François Bayrou et convocation par le groupe EPR » — La fiche de Violette Spillebout cite François Bayrou.
  11. Xavier Bertrand1 référence
    • Mention croisée : « Gouvernement Bayrou : ministère de la Justice retiré après l'opposition du RN, selon Bertrand et plusieurs récits de presse » — La fiche de Xavier Bertrand cite François Bayrou.

III. Votre avis sur cette fiche

Un avis par navigateur, modifiable à tout moment. Cet avis porte sur la qualité de la fiche, pas sur la personne.

IV. Une information a changé ?

Une décision de justice nouvelle, une source manquante, une erreur ? Expliquez-nous ce qui doit être mis à jour : chaque demande est lue par l’équipe éditoriale.