Portrait de Bheki Cele

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Afrique du Sud — Politique / institutions

Bheki Cele

Fiche documentée couvrant 12 controverses, dont « Baux immobiliers de la police : constats de mauvaise administration, révocation puis annulation judiciaire » et « Rhétorique « shoot to kill » et débat sur l’usage de la force létale par la police ».

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Fiche Nº 0547 · Mise à jour le 6 septembre 2026

12Controverses documentées
26Sources
1Mise en examen · au total1 en cours
0Condamnation

I. Controverses documentées

01

2025-2026

Allégations de Vusimuzi Matlala sur des paiements et une protection policière

Enquête

Devant l'Ad Hoc Committee enquêtant sur les accusations de Nhlanhla Mkhwanazi, l'homme d'affaires Vusimuzi Matlala a admis avoir remis 500 000 rands en espèces à l'ancien ministre Bheki Cele, en deux paiements, qu'il a reliés à une demande d'aide face à des opérations policières et à la restitution d'armes. Sous interrogatoire, Matlala a admis comprendre la qualification de pot-de-vin appliquée à ces paiements. Le rapport des evidence leaders de mai 2026 a jugé que les allégations contre Cele nécessitaient une enquête supplémentaire.

Sources · 4

  1. [1]
    Parliamentary Monitoring GroupMkhwanazi Inquiry: Gen Bheki CeleDocument officielFiabilité élevée
  2. [2]
    Mail & GuardianMatlala paid Bheki Cele R500 000 for police protectionMédiaFiabilité élevée
  3. [3]
    Parliamentary Monitoring GroupMkhwanazi Inquiry: Mr Vusimuzi MatlalaDocument parlementaireSource primaire
  4. [4]
    Parliamentary Monitoring GroupMkhwanazi Inquiry: Presentation of Evidentiary Report by Evidence LeadersDocument parlementaireSource primaire

Dernière vérification : 19 août 2026

02

2026

Accusations de Daphney Manamela d’ingérence dans des enquêtes policières et d’usage politique de moyens de la SAPS

Enquête

En avril 2026, Daphney Manamela, commissaire provinciale de la police du Mpumalanga alors suspendue, a accusé l’ancien ministre de la Police Bheki Cele d’avoir interféré dans des enquêtes, notamment autour du dossier Hillary Gardee, et d’avoir insisté pour l’arrestation de Mandla Msibi sans éléments suffisants selon son témoignage. Elle a également allégué un usage à finalité politique de moyens de la SAPS, dont un hélicoptère de police.

Sources · 1

  1. [1]

Dernière vérification : 19 août 2026

03

2023-2025

Voyage à la finale de la Coupe du monde de rugby 2023 : dépenses publiques et sponsoring privé, puis blanchiment par la Public Protector

Relaxe / acquittement

Le voyage de Cele en France pour la finale de la Coupe du monde de rugby 2023 a suscité une plainte éthique : son séjour principal était sponsorisé par SuperSport, tandis que la SAPS avait supporté près d'un demi-million de rands de coûts liés notamment à son executive assistant et à certains frais. L'opposition a demandé si le sponsoring privé créait un conflit d'intérêts et si la dépense publique était justifiée.

Dernière vérification : 19 août 2026

04

2022-2023

Altercation avec Ian Cameron : constat de violation du code éthique du Parlement

Statut non précisé

Lors d’un imbizo policier en juillet 2022, Cele s’est emporté contre l’activiste anticrime Ian Cameron et lui a crié de se taire. En 2023, le comité d’éthique parlementaire a conclu que Cele avait enfreint le code de conduite des députés et a recommandé une sanction comprenant des excuses publiques.

Imputation
Mise en cause directe

Dernière vérification : 19 août 2026

05

2010-2023

Coupe du monde 2010 : approbation alléguée d'un marché d'hébergement sans appel d'offres lié à Thoshan Panday

Mise en examen

Des documents et reportages ont indiqué que Cele, alors commissaire national de la police, avait signé une approbation liée à un contrat d'hébergement de policiers pendant la Coupe du monde 2010 attribué à l'entreprise de Thoshan Panday sans procédure d'appel d'offres normale. Panday et d'anciens policiers ont ensuite été poursuivis dans le vaste dossier de marchés liés à la compétition.

Dernière vérification : 19 août 2026

06

2021-2022

Échecs du dispositif de sécurité pendant les émeutes de juillet 2021 : responsabilité ministérielle contestée

Aucune procédure

Les émeutes de juillet 2021 ont donné lieu à de sévères critiques du renseignement et de la police. Un panel d’experts nommé par le président a conclu que les forces de police avaient échoué à arrêter les pillages et émeutes; Cele, ministre de la Police, a été interrogé sur la préparation, la circulation du renseignement et la coordination du dispositif.

Statut judiciaire — texte source
Sans objet

Dernière vérification : 19 août 2026

07

2022

Déclarations sur les tatouages assimilés à une « tendance à être gangster »

Aucune procédure

En juillet 2022, Cele a déclaré que la police n'embauchait pas les personnes tatouées parce qu'elles auraient une « tendance à être gangster ». Le South African Police Union a dénoncé une affirmation factuellement incorrecte et discriminatoire, rappelant que la réglementation concernait surtout la visibilité des tatouages en uniforme.

Statut judiciaire — texte source
Sans objet

Dernière vérification : 19 août 2026

08

2020

Confinement Covid-19 : centaines de plaintes pour violences policières et critiques de son discours sécuritaire

Enquête

Pendant le confinement de 2020, l'Independent Police Investigative Directorate a recensé des centaines de dossiers liés aux opérations Covid-19, comprenant agressions, décès liés à l'action policière, corruption et usage d'armes. Le Parlement, des organisations de défense des droits et des observateurs ont critiqué la brutalité et la lourdeur de l'application des règles sous l'autorité politique de Bheki Cele.

Sources · 2

  1. [1]
    Parliamentary Monitoring GroupPolice misconduct in COVID-19 lockdown; with Minister & IPIDDocument parlementaireSource primaire
  2. [2]

Dernière vérification : 19 août 2026

09

2018-2020

Protection de lanceurs d'alerte : rapport défavorable de la Public Protector ensuite neutralisé par accord judiciaire

Statut non précisé

La Public Protector avait conclu que Cele et la SAPS n'avaient pas assuré la protection de deux lanceurs d'alerte, Thabiso Zulu et Lesley Stuta, témoins dans des dossiers de corruption et de violences au KwaZulu-Natal, en estimant que cette carence pouvait les exposer à un risque mortel. Cele a demandé la révision du rapport.

Dernière vérification : 19 août 2026

10

2010-2019

Baux immobiliers de la police : constats de mauvaise administration, révocation puis annulation judiciaire

Enquête

Comme commissaire national de la police, Cele a été au centre de la controverse sur des baux immobiliers de la SAPS. La Public Protector et une commission d’enquête avaient critiqué sa conduite; la commission l’avait jugé malhonnête et inapte, ce qui avait conduit Jacob Zuma à le démettre en 2012. En avril 2019, la Haute Cour de Pretoria a toutefois annulé le rapport de la commission ainsi que la décision de révocation.

Dernière vérification : 19 août 2026

11

2010-2014

Arrestation du journaliste Mzilikazi wa Afrika après ses révélations sur les baux SAPS, ultérieurement reconnue comme illégale

Statut non précisé

Trois jours après la publication d'une enquête du Sunday Times sur les baux immobiliers de la police impliquant Cele, le journaliste Mzilikazi wa Afrika a été arrêté. La veille de l'arrestation, Cele l'avait publiquement qualifié de journaliste « shady » et avait attaqué l'article. Wa Afrika a ensuite obtenu réparation pour arrestation abusive; la lettre de règlement du ministre de la Police a reconnu que l'arrestation était wrongful and illegal.

Sources · 2

  1. [1]
    Mail & GuardianMedia freedom under spotlight as reporter arrestedMédiaFiabilité élevée
  2. [2]
    Global Investigative Journalism NetworkMzilikazi wa AfrikaFiabilité élevée

Dernière vérification : 19 août 2026

12

2007-2011

Rhétorique « shoot to kill » et débat sur l’usage de la force létale par la police

Aucune procédure

Cele a suscité une controverse durable par des déclarations encourageant une réponse létale contre des criminels armés. Il a contesté avoir prononcé exactement la formule « shoot to kill », tout en assumant des propos très durs sur le fait que les policiers ne devaient pas hésiter face à une menace armée. La polémique a alimenté le débat sur les limites légales de l’usage de la force.

Statut judiciaire — texte source
Sans objet

Sources · 2

  1. [1]
    South African History OnlineBheki CelereferenceFiabilité élevée
  2. [2]
    South African GovernmentThere is no 'shoot to kill' or 'shoot first and ask later' policyDocument officielFiabilité élevée

Dernière vérification : 19 août 2026

II. Constellation des liens documentés

Chaque lien renvoie à une relation importée ou à une mention documentée dans une fiche. Une mention documentée ne prouve pas, à elle seule, une relation personnelle.

Liste des liens documentés
  1. Jacob Zuma1 référence
    • Mention dans « Baux immobiliers de la police : constats de mauvaise administration, révocation puis annulation judiciaire » — La fiche de Bheki Cele cite Jacob Zuma.

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