Fiche documentée couvrant 8 controverses, dont « Guerre au Yémen sous le règne de Salman : responsabilité institutionnelle et critiques sur les frappes civiles » et « Exécution de 47 personnes, dont le religieux chiite Nimr al-Nimr, et crise diplomatique ».
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Fiche Nº 0491 · Mise à jour le 6 septembre 2026
8Controverses documentées
16Sources
0Mise en examen · au total
0Condamnation
§ Les statuts judiciaires reflètent les sources documentées à la date indiquée ; ils ne remplacent ni les décisions de justice ni la présomption d’innocence. Les décomptes ne constituent pas une note. Méthodologie
I. Controverses documentées
01
2015-2026
Guerre au Yémen sous le règne de Salman : responsabilité institutionnelle et critiques sur les frappes civiles
Statut non précisé
L'intervention militaire saoudienne au Yémen a commencé en 2015 sous le règne du roi Salman. Des enquêtes et organisations internationales ont documenté de lourdes pertes civiles et des controverses sur la conduite des frappes de la coalition dirigée par Riyad.
Accélération record des exécutions sous son règne, y compris pour drogues et expression politique
Statut non précisé
Les exécutions ont atteint des niveaux records en Arabie saoudite : 345 en 2024 puis 356 en 2025 selon les chiffres repris par Human Rights Watch. En avril 2026, des organisations de défense des droits estimaient que plus de 2 000 personnes avaient été exécutées depuis l'accession de Salman au trône en janvier 2015. Les critiques portent notamment sur les exécutions pour infractions non létales liées aux stupéfiants, les ressortissants étrangers, des accusés mineurs au moment des faits et des affaires liées à l'expression politique.
Création du comité anticorruption de 2017 et détentions massives au Ritz-Carlton
Aucune procédure
Par décret royal en novembre 2017, Salman a créé un comité anticorruption présidé par Mohammed ben Salmane et doté de pouvoirs étendus. Des princes, ministres et hommes d'affaires ont été détenus, donnant lieu à des règlements financiers et à un débat international sur la lutte anticorruption et la consolidation du pouvoir.
Répression de 2018 contre les militantes des droits des femmes par des institutions rattachées au palais royal
Statut non précisé
À partir de mai 2018, les autorités saoudiennes ont arrêté plusieurs militantes de premier plan, dont Loujain al-Hathloul, Aziza al-Yousef et Eman al-Nafjan, peu avant la levée de l'interdiction faite aux femmes de conduire. La Présidence de la sécurité de l'État, créée par le roi Salman en 2017 et rattachée directement au palais royal, a évoqué des accusations liées à des contacts étrangers et à la sécurité de l'État. Des médias progouvernementaux ont parallèlement présenté certaines détenues comme des « traîtres », et des organisations de défense des droits ont ensuite documenté des allégations de torture et de harcèlement sexuel en détention.
Loi antiterroriste élargie et critiques sur son usage contre la dissidence
Aucune procédure
Une nouvelle loi antiterroriste adoptée en 2017 a été critiquée par Human Rights Watch et par un rapporteur spécial de l'ONU pour la largeur de ses définitions et son potentiel d'utilisation contre des dissidents et des critiques du roi ou du prince héritier.
Succession de 2017 : éviction de Mohammed bin Nayef et concentration du pouvoir autour de son fils Mohammed bin Salman
Aucune procédure
En juin 2017, le roi Salman a retiré à son neveu Mohammed bin Nayef les fonctions de prince héritier et de ministre de l'Intérieur pour nommer son propre fils Mohammed bin Salman héritier du trône. Des sources Reuters proches de la famille royale ont décrit la transition comme une mise à l'écart brutale ayant accéléré une concentration de pouvoirs sans précédent autour de MBS. La décision rompait avec les équilibres dynastiques antérieurs et a nourri une controverse durable sur la centralisation de la monarchie.
Exécution de 47 personnes, dont le religieux chiite Nimr al-Nimr, et crise diplomatique
Protagoniste non poursuivi
ⓘ Protagoniste non poursuivi — cette procédure n’est pas comptée dans ses mises en examen ou condamnations.
Le 2 janvier 2016, l'Arabie saoudite a exécuté 47 personnes condamnées pour terrorisme, dont le religieux chiite Nimr al-Nimr. L'exécution a suscité de vives critiques et contribué à une crise régionale, notamment avec l'Iran.
Saudi High Commission for Bosnia : poursuites post-11 Septembre alléguant un soutien indirect à al-Qaïda, finalement rejetées sur l'immunité
Statut non précisé
Avant de devenir roi, Salman présidait la Saudi High Commission for Relief of Bosnia and Herzegovina, créée en 1993. Des familles de victimes du 11-Septembre ont ensuite allégué devant les tribunaux américains que la commission et plusieurs responsables saoudiens avaient soutenu des organisations liées à al-Qaïda ou détourné des fonds caritatifs. Les plaintes citaient notamment des accusations de fonds non comptabilisés et de liens avec des structures radicales.
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Mention dans « Répression de 2018 contre les militantes des droits des femmes par des institutions rattachées au palais royal » — La fiche de Salman bin Abdulaziz cite Loujain al-Hathloul.
Mention dans « Succession de 2017 : éviction de Mohammed bin Nayef et concentration du pouvoir autour de son fils Mohammed bin Salman » — La fiche de Salman bin Abdulaziz cite Mohammed bin Nayef.
Mention dans « Succession de 2017 : éviction de Mohammed bin Nayef et concentration du pouvoir autour de son fils Mohammed bin Salman » — La fiche de Salman bin Abdulaziz cite Mohammed bin Salman.
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