Portrait de Mariano Rajoy

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Politique / gouvernement / Parti populaire / affaires publiques

Mariano Rajoy

Fiche documentée couvrant 18 controverses, dont « 2002 : Prestige — communication minimisant les fuites et responsabilité politique de crise » et « 2002–2004 : soutien public à la ligne du gouvernement Aznar sur l’Irak et les armes de destruction massive, puis reconnaissance de leur absence ».

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Fiche Nº 1642 · Mise à jour le 25 septembre 2026

18Controverses documentées
59Sources
1Mise en examen · au total1 en cours
1Condamnation

I. Controverses documentées

01

2013–2026

2013–2026 : Operación Kitchen — espionnage allégué de Bárcenas avec fonds réservés, procès achevé en 2026

Mise en examen

L’accusation du procès Kitchen soutient qu’entre 2013 et 2015 des responsables du ministère de l’Intérieur ont utilisé une opération policière clandestine et des fonds réservés pour surveiller Luis Bárcenas et récupérer des documents susceptibles d’accabler le PP. Le procès s’est tenu d’avril à juillet 2026. Rajoy a témoigné le 23 avril, a nié connaître ou avoir ordonné l’opération et n’est pas prévenu. Un ancien enquêteur de Gürtel a affirmé avoir subi des pressions pour ne pas faire apparaître Rajoy et Cospedal dans certains rapports. Le 28 juillet, l’Audiencia Nacional a clos les débats et mis l’affaire en délibéré ; aucun jugement n’a été identifié au 13 septembre 2026.

Dernière vérification : 13 septembre 2026

02

2025–2026

2025–2026 : affaire Montoro — réseau d’influence et réformes fiscales sous le gouvernement Rajoy

Enquête visant un tiers

Protagoniste non poursuivi — cette procédure n’est pas comptée dans ses mises en examen ou condamnations.

Les enquêteurs soupçonnent que des entreprises ont versé plusieurs millions d'euros au cabinet lié à Montoro afin d'obtenir des changements législatifs ou fiscaux favorables pendant ses années au ministère, notamment sous Rajoy. Montoro et son ancien cabinet contestent les accusations. Le dossier constitue une nouvelle controverse rétrospective sur le fonctionnement de l'exécutif Rajoy, mais aucune source retenue n'identifie Mariano Rajoy comme personne mise en examen ni n'établit qu'il connaissait des paiements corrupteurs.

Rôle du protagoniste
Protagoniste non poursuivi

Dernière vérification : 13 septembre 2026

03

2014–2025

2014–2025 : « Operación Cataluña » et accusations d’utilisation politique de la police

Aucune procédure

Une commission du Parlement catalan attribue en 2017 une responsabilité politique au gouvernement Rajoy, tandis que de nouvelles révélations et commissions du Congrès en 2024–2025 réexaminent des opérations policières visant des indépendantistes, Podemos et des intérêts bancaires andorrans. Rajoy nie l'existence d'une opération illégale, affirme n'avoir donné aucun ordre d'espionnage politique et rejette toute implication. Les commissions parlementaires sont politiquement significatives mais ne constituent pas une condamnation pénale personnelle.

Dernière vérification : 13 septembre 2026

04

2013–2024

2013–2024 : caja B du PP, travaux du siège de Génova, destruction des disques durs et témoignage de Rajoy

Condamnation

L'Audiencia Nacional condamne Bárcenas en 2021 notamment pour avoir payé 1,072 million d'euros à l'entreprise Unifica hors comptabilité officielle. Le Tribunal suprême confirme en 2024 la responsabilité civile subsidiaire du PP pour les paiements au noir. Bárcenas affirme également que Rajoy avait vu puis détruit une feuille de la comptabilité parallèle en 2009 ; Rajoy nie. Les ordinateurs de Bárcenas remis à la justice avaient été effacés ou physiquement endommagés par le PP, fait qui a suscité un procès distinct, mais le parti et les personnes poursuivies ont été acquittés en 2019. Aucune décision n'attribue à Rajoy l'effacement des disques ou la destruction de preuves.

Dernière vérification : 13 septembre 2026

05

2017–2020

2017–2020 : Gürtel — Rajoy témoin, PP bénéficiaire de la corruption et nuance du Tribunal suprême

Procédure civile / administrative

Le PP est déclaré responsable civil à titre lucratif pour 245 492 euros correspondant à des dépenses prises en charge par la trama dans des municipalités du PP. Le jugement de 2018 estime que les dénégations de Rajoy et d'autres responsables n'étaient pas suffisamment plausibles pour invalider les éléments relatifs à une comptabilité parallèle évoqués dans sa motivation. En 2020, le Tribunal suprême confirme les condamnations principales et la responsabilité civile du PP, mais considère excessives certaines mentions à la « caja B » dans ce procès car celle-ci n'y était pas l'objet d'une accusation permettant au PP de se défendre pénalement. Rajoy n'a pas été accusé ni condamné dans Gürtel.

Dernière vérification : 13 septembre 2026

06

2018

2018 : chute par motion de censure après le jugement Gürtel

Statut non précisé

La motion obtient 180 voix. Le déclencheur politique immédiat est la condamnation de la trama Gürtel et la constatation que le PP s'était enrichi de certaines de ses opérations. Rajoy conteste l'idée qu'il soit personnellement corrompu et soutient que la motion vise avant tout à permettre à Sánchez de prendre le pouvoir. La conséquence politique reste néanmoins directement rattachée à la crise de confiance engendrée par les affaires de corruption du PP.

Sources · 2

  1. [1]
  2. [2]

Dernière vérification : 13 septembre 2026

07

2012–2017

2012–2017 : « amnistie fiscale » déclarée inconstitutionnelle à l’unanimité

Procédure civile / administrative

La mesure visait à augmenter les recettes en pleine crise budgétaire et prévoyait formellement un paiement de 10 % de la valeur déclarée, mais a été très critiquée comme avantageant les fraudeurs. Le Tribunal constitutionnel estime que le décret-loi utilisé a affecté d'une manière inadmissible le devoir constitutionnel de contribuer selon sa capacité économique. La décision n'annule pas rétroactivement les régularisations déjà consolidées. Le revers est directement imputable à la politique fiscale du gouvernement Rajoy mais ne constitue pas un délit personnel.

Sources · 2

  1. [1]
    Boletín Oficial del Estado / Tribunal ConstitucionalBOE – Sentencia 73/2017, de 8 de junioFiabilité très élevée
  2. [2]

Dernière vérification : 13 septembre 2026

08

2014–2017

2014–2017 : multiplication des affaires Púnica, Valence et Lezo dans le PP

Enquête visant un tiers

Protagoniste non poursuivi — cette procédure n’est pas comptée dans ses mises en examen ou condamnations.

Reuters décrit dès 2016 la corruption comme un obstacle majeur à la capacité de Rajoy de conserver ou former une majorité et documente en Valence des dizaines d'arrestations liées à des commissions présumées sur des marchés publics. L'affaire Lezo de 2017 entraîne notamment l'arrestation de l'ancien président madrilène Ignacio González et de nouvelles démissions politiques. Rajoy est responsable de la direction nationale du PP mais aucune preuve retenue ne démontre qu'il ait participé personnellement aux délits spécifiques de ces réseaux. Cet événement sert de synthèse systémique et ne doit pas double compter les faits Gürtel/Bárcenas.

Rôle du protagoniste
Protagoniste non poursuivi

Sources · 3

  1. [1]
  2. [2]
  3. [3]

Dernière vérification : 13 septembre 2026

09

2017

2017 : référendum catalan du 1-O, violences policières et activation de l’article 155

Statut non précisé

Le référendum avait été suspendu puis déclaré inconstitutionnel par le Tribunal constitutionnel. Le 1er octobre, Reuters rapporte plus de 760 blessés puis le service de santé catalan 893 personnes ayant reçu des soins. Human Rights Watch et Amnesty International documentent dans plusieurs lieux un usage excessif ou disproportionné de la force par la Police nationale et la Guardia Civil. Rajoy déclare que l'État a agi pour faire respecter la loi et qu'aucun référendum légal n'a eu lieu. Le 27 octobre il applique pour la première fois l'article 155, dissout le gouvernement catalan et convoque des élections. Il faut conserver simultanément la base constitutionnelle de l'intervention et les critiques sur la proportionnalité policière.

Sources · 6

  1. [1]
  2. [2]
  3. [3]
  4. [4]
    Human Rights WatchSpain: Police Used Excessive Force in CataloniaFiabilité très élevée
  5. [5]
Afficher 1 autre source
  1. [6]

Dernière vérification : 13 septembre 2026

10

2015

2015 : Ley de Seguridad Ciudadana — « loi mordaza » et critiques sur les libertés publiques

Aucune procédure

Des organisations de droits humains, de liberté de la presse et l'opposition critiquent notamment les fortes amendes, les restrictions autour des manifestations près d'institutions et les dispositions relatives à l'utilisation non autorisée d'images de policiers. Le gouvernement défend le texte comme un cadre de sécurité juridique et de protection de l'ordre public. La loi reste une controverse majeure de libertés publiques mais n'implique aucune responsabilité pénale de Rajoy.

Dernière vérification : 13 septembre 2026

11

2013–2014

2014 : abandon de la réforme restrictive de l’avortement et démission du ministre Alberto Ruiz-Gallardón

Statut non précisé

Le gouvernement Rajoy avait préparé une réforme très restrictive de la législation sur l’avortement, portée par le ministre de la Justice Alberto Ruiz-Gallardón. Face à l’opposition sociale, aux divisions internes du PP et à l’absence de consensus, Rajoy a annoncé en septembre 2014 le retrait du projet.

Dernière vérification : 13 septembre 2026

12

2012–2013

2012–2013 : austérité de 65 Md€, hausse de TVA et rupture de promesses électorales

Aucune procédure

Reuters souligne que le paquet rompt plusieurs promesses de campagne et intervient sous forte pression européenne. La TVA normale passe de 18 à 21 %. Le chômage atteint un record de 27,2 % au printemps 2013, dans un contexte de récession et de protestations. La défense du gouvernement est que ces mesures étaient nécessaires pour préserver l'accès au financement, restaurer la confiance et éviter un sauvetage souverain complet. La fiche ne présente pas l'austérité comme une infraction.

Sources · 2

  1. [1]
  2. [2]

Dernière vérification : 13 septembre 2026

13

2013

2013 : papeles de Bárcenas, accusations de paiements en espèces et SMS « Luis, sé fuerte »

Aucune procédure

La révélation est renforcée politiquement par la publication de SMS entre Rajoy et Bárcenas alors que ce dernier était déjà au cœur du scandale. Rajoy lui écrit notamment des messages de soutien devenus célèbres sous la formule « Luis, sé fuerte ». Rajoy soutient qu'il lui faisait encore confiance avant de connaître l'ampleur de ses comptes suisses et publie ses déclarations fiscales pour défendre sa probité. Les allégations de versements personnels n'ont pas conduit à une condamnation pénale de Rajoy.

Dernière vérification : 13 septembre 2026

14

2012

2012 : nationalisation de Bankia et sauvetage bancaire européen

Aucune procédure

Le besoin de Bankia est d'abord annoncé autour de 9 milliards puis atteint environ 23,5 milliards d'euros. Le sauvetage vise à stabiliser un système bancaire fragilisé par l'explosion de la bulle immobilière, mais il provoque une forte colère sociale parce que les banques sont soutenues au moment où les ménages et services publics subissent des coupes. Rajoy insiste alors sur le fait qu'il s'agit d'un soutien au secteur financier et non d'un sauvetage souverain complet. Le dossier relève de politique économique et non de corruption personnelle.

Sources · 2

  1. [1]
  2. [2]

Dernière vérification : 13 septembre 2026

15

2007

2007 : propos relativisant la prévisibilité du changement climatique en invoquant son cousin

Aucune procédure

Des organisations environnementales l'accusent d'entretenir le doute sur un consensus scientifique déjà robuste. Rajoy explique ensuite qu'il ne niait pas le changement climatique et reconnaît avoir pu mal s'exprimer. L'événement est secondaire par rapport aux dossiers judiciaires mais constitue une controverse personnelle directe et ancienne.

Dernière vérification : 13 septembre 2026

16

2002–2004

2002–2004 : soutien public à la ligne du gouvernement Aznar sur l’Irak et les armes de destruction massive, puis reconnaissance de leur absence

Aucune procédure

Comme premier vice-président et porte-parole du gouvernement Aznar, Rajoy a défendu publiquement la ligne espagnole sur l’Irak et soutenu en 2002-2003 que Saddam Hussein conservait des armes de destruction massive. En juin 2003, il affirmait que la communauté internationale partageait cette conviction. Le 10 mars 2004, devenu candidat du PP à la présidence, il a reconnu qu’« il n’y avait pas » d’armes de destruction massive en Irak.

Dernière vérification : 13 septembre 2026

17

2004-03

2004 : attribution initiale des attentats du 11-M à ETA puis défense de la communication du gouvernement après l’émergence de la piste islamiste

Aucune procédure

Le 11 mars 2004, après les attentats de Madrid, Rajoy a publiquement attribué le massacre à ETA et a parlé de la nécessité d’« aller chercher » ses auteurs. Le lendemain, alors que la piste islamiste gagnait en importance, il a indiqué qu’ETA restait la priorité de l’enquête mais que d’autres possibilités ne pouvaient être exclues. Après la défaite électorale du PP, il a défendu le gouvernement contre les accusations d’avoir menti ou caché des informations.

Dernière vérification : 13 septembre 2026

18

2002

2002 : Prestige — communication minimisant les fuites et responsabilité politique de crise

Statut non précisé

La marée noire touche ensuite une vaste partie des côtes galiciennes et devient l'une des plus grandes catastrophes environnementales de l'histoire espagnole. La formulation de Rajoy reste emblématique d'une communication gouvernementale jugée tardive et minimisatrice. Le procès du Prestige a essentiellement concerné l'équipage et un responsable maritime ; aucune condamnation personnelle de Rajoy n'est identifiée. La controverse porte donc sur la gestion et la communication de crise.

Sources · 2

  1. [1]
  2. [2]
    The GuardianMore oil found leaking from PrestigeFiabilité élevée

Dernière vérification : 13 septembre 2026

II. Constellation des liens documentés

Chaque lien renvoie à une relation importée ou à une mention documentée dans une fiche. Une mention documentée ne prouve pas, à elle seule, une relation personnelle.

Liste des liens documentés
  1. Mars2 références
    • Mention dans « 2002–2004 : soutien public à la ligne du gouvernement Aznar sur l’Irak et les armes de destruction massive, puis reconnaissance de leur absence » — La fiche de Mariano Rajoy cite Mars.
    • Mention dans « 2004 : attribution initiale des attentats du 11-M à ETA puis défense de la communication du gouvernement après l’émergence de la piste islamiste » — La fiche de Mariano Rajoy cite Mars.
  2. Saddam Hussein1 référence
    • Mention dans « 2002–2004 : soutien public à la ligne du gouvernement Aznar sur l’Irak et les armes de destruction massive, puis reconnaissance de leur absence » — La fiche de Mariano Rajoy cite Saddam Hussein.

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