Portrait de Isaias Afwerki

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Politique / régime autoritaire / guerre / droits humains

Isaias Afwerki

Fiche documentée couvrant 10 controverses, dont « 1993–2026 : pouvoir présidentiel sans élections nationales et Constitution de 1997 jamais appliquée » et « 1994– : retrait de droits civiques aux Témoins de Jéhovah et persécution religieuse durable ».

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Fiche Nº 2172 · Mise à jour le 25 septembre 2026

10Controverses documentées
12Sources
0Mise en examen · au total
0Condamnation

I. Controverses documentées

01

1993–2026

1993–2026 : pouvoir présidentiel sans élections nationales et Constitution de 1997 jamais appliquée

Statut non précisé

Depuis l’indépendance, Isaias Afwerki demeure chef de l’État sans élection nationale. Human Rights Watch relève que la Constitution ratifiée en 1997, qui devait encadrer le pouvoir exécutif et garantir des droits, n’a jamais été mise en œuvre; la législature ne se réunit plus et aucun parti d’opposition n’est autorisé.

Sources · 2

  1. [1]
    Human Rights WatchWorld Report 2026: EritreaFiabilité très élevée
  2. [2]
    Human Rights WatchWorld Report 2025: EritreaFiabilité très élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

02

1994–2026

1994– : retrait de droits civiques aux Témoins de Jéhovah et persécution religieuse durable

Statut non précisé

Après leur refus de participer au référendum, à la lutte armée puis au service national pour motifs religieux, les Témoins de Jéhovah ont été privés de droits de citoyenneté par décret présidentiel et plusieurs ont été emprisonnés pendant de très longues périodes.

Sources · 2

  1. [1]
  2. [2]
    Human Rights WatchWorld Report 2026: EritreaFiabilité très élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

03

2002–2026

2002– : restriction des religions autorisées, arrestations et détentions de fidèles

Statut non précisé

À partir de 2002, les autorités n’ont reconnu que quatre confessions principales et ont fermé ou réprimé de nombreux groupes religieux non enregistrés. Des centaines de croyants ont été détenus, parfois dans des conditions assimilées à de mauvais traitements ou à de la torture.

Sources · 2

  1. [1]
    Human Rights WatchWorld Report 2005: EritreaFiabilité très élevée
  2. [2]
    Human Rights WatchWorld Report 2026: EritreaFiabilité très élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

04

1998–2026

1998–2026 : service national prolongé indéfiniment, travail forcé et système Sawa

Statut non précisé

Alors que la loi prévoit dix-huit mois de service national, le gouvernement l’a prolongé sans limite claire depuis la guerre frontalière. Des Érythréens servent pendant des années ou décennies, dans l’armée ou l’administration, avec faible rémunération, sanctions arbitraires et restrictions sévères; les élèves de dernière année sont dirigés vers Sawa.

Sources · 3

  1. [1]
    Human Rights Watch“They Are Making Us into Slaves, Not Educating Us”Fiabilité très élevée
  2. [2]
    Human Rights WatchWorld Report 2026: EritreaFiabilité très élevée
  3. [3]
    Human Rights WatchA New Generation of Eritreans Enters Indefinite ServiceFiabilité très élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

05

2020–2022

2020–2022 : intervention des forces érythréennes au Tigré et graves violations contre des civils

Enquête

Des forces érythréennes sont intervenues dans la guerre du Tigré aux côtés des forces fédérales éthiopiennes. Human Rights Watch a documenté massacres, exécutions extrajudiciaires, violences sexuelles, pillages et destructions attribués aux troupes érythréennes, certains actes pouvant constituer des crimes de guerre ou crimes contre l’humanité.

Sources · 2

  1. [1]
    Human Rights WatchWorld Report 2022: EritreaFiabilité très élevée
  2. [2]
    Human Rights WatchWorld Report 2025: EritreaFiabilité très élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

06

2009–2018

2009–2018 : sanctions de l’ONU pour soutien allégué à des groupes armés somaliens et conflit avec Djibouti, puis levée

Statut non précisé

Le Conseil de sécurité a imposé en 2009 un embargo sur les armes et des mesures ciblées contre l’Érythrée en lien avec son soutien à des groupes armés sapant la paix en Somalie et son refus de régler le différend frontalier avec Djibouti. En 2018, l’ONU a levé les sanctions.

Dernière vérification : 14 septembre 2026

07

septembre 2001–

Septembre 2001 : arrestation des dirigeants réformateurs du G-15 après leurs critiques du président

Statut non précisé

Onze hauts responsables et anciens compagnons de la lutte d’indépendance, membres du groupe dit G-15, ont été arrêtés après avoir réclamé des réformes politiques et critiqué la conduite d’Isaias. Ils ont été détenus au secret, sans procès public connu, et plusieurs sont morts ou restent portés disparus.

Sources · 2

  1. [1]
    Human Rights WatchEscalating Crackdown in EritreaFiabilité très élevée
  2. [2]
    Human Rights WatchEritrea: Cease Persecution of Journalists and DissidentsFiabilité très élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

08

septembre 2001–

Septembre 2001 : fermeture de toute la presse privée et arrestation de journalistes

Aucune procédure

Dans le même mouvement répressif de 2001, toutes les publications privées ont été interdites et plusieurs journalistes arrêtés. Human Rights Watch a documenté leur détention sans inculpation et la disparition de toute presse indépendante domestique.

Sources · 3

  1. [1]
    Human Rights WatchEscalating Crackdown in EritreaFiabilité très élevée
  2. [2]
    Human Rights WatchEritrea: Cease Persecution of Journalists and DissidentsFiabilité très élevée
  3. [3]
    Human Rights WatchWorld Report 2026: EritreaFiabilité très élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

09

1998–2000

1998–2000 : internements, expulsions et atteintes aux biens d’Éthiopiens pendant la guerre

Statut non précisé

Durant la guerre Érythrée-Éthiopie, l’Érythrée a interné et expulsé des ressortissants éthiopiens, avec des atteintes au droit au recours et aux biens. Human Rights Watch documente des violations des deux côtés, celles commises par l’Éthiopie ayant été d’une ampleur plus vaste.

Sources · 1

  1. [1]

Dernière vérification : 14 septembre 2026

10

mai 1998

Mai 1998 : offensive érythréenne sur Badme et déclenchement de la guerre frontalière avec l’Éthiopie

Statut non précisé

La Commission des réclamations Érythrée-Éthiopie a conclu que l’attaque du 12 mai 1998 par des brigades régulières érythréennes contre Badme et des zones alors administrées par l’Éthiopie constituait l’élément immédiat ayant transformé les incidents frontaliers en guerre ouverte.

Sources · 1

  1. [1]

Dernière vérification : 14 septembre 2026

II. Constellation des liens documentés

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