9 mars 2026
Fin de dix années de présidence
Marcelo Rebelo de Sousa termine son second mandat le 9 mars 2026 après dix années à la présidence.
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Dernière vérification : 19 septembre 2026

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Politique / institutions / gouvernance
Fiche documentée couvrant 16 controverses, dont « Affaire des jumelles luso-brésiliennes / Zolgensma — sollicitation du fils, intervention de la Casa Civil et enquête pénale » et « Commission d'enquête sur les jumelles — refus de déposer et controverse sur la transparence présidentielle ».
Fiche Nº 4006 · Mise à jour le 25 septembre 2026
§ Les statuts judiciaires reflètent les sources documentées à la date indiquée ; ils ne remplacent ni les décisions de justice ni la présomption d’innocence. Les décomptes ne constituent pas une note. Méthodologie
9 mars 2026
Marcelo Rebelo de Sousa termine son second mandat le 9 mars 2026 après dix années à la présidence.
Dernière vérification : 19 septembre 2026
2019-10-21–2025-03-18
Les échanges produits devant le Parlement montrent que Nuno Rebelo de Sousa a sollicité son père en octobre 2019 au sujet des jumelles et du traitement Zolgensma, alors estimé à environ deux millions d'euros par enfant. Marcelo a transmis la sollicitation à sa Casa Civil, qui a pris contact avec des structures de santé et transmis le dossier au cabinet du Premier ministre. La procédure a ensuite impliqué le secrétariat d'État à la Santé et l'Hospital de Santa Maria. L'IGAS a identifié des irrégularités dans le circuit d'accès au SNS. Le DIAP a ouvert une enquête portant notamment sur des faits susceptibles de constituer prévarication, abus de pouvoir et fraude qualifiée. Nuno Rebelo de Sousa a été constitué arguido et a nié avoir demandé des faveurs. En juin 2024, la RTP rapportait que le ministère public ne voyait pas d'indices de crime concernant Marcelo lui-même. Le rapport final parlementaire de mars 2025 a conclu à une 'intervention spéciale' de la Casa Civil mais sans illégalité identifiée.
Dernière vérification : 19 septembre 2026
2024-11-01–2025-03-19
La commission parlementaire avait décidé d'entendre Marcelo Rebelo de Sousa sur les faits relatifs au traitement des jumelles et lui avait demandé s'il souhaitait déposer par écrit ou en personne. Il a répondu qu'il n'existait pas de nouveaux éléments de fait concernant son intervention et qu'il n'y avait donc pas matière justifiant une nouvelle déclaration. Le choix a été politiquement critiqué et exploité notamment par Chega comme indice d'un manque de transparence. La commission a cependant achevé ses travaux en mars 2025 avec une conclusion bien plus nuancée : intervention spéciale de la Casa Civil, mais absence d'illégalité identifiée. Marcelo a déclaré accepter la décision du Parlement et ne pas voir de raison de commenter davantage.
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2025-08-27–2025-08-29
À l'Université d'été du PSD, Marcelo expliqua qu'il ne parlait pas d'une alliance ou d'une complicité personnelle, mais estimait que l'orientation stratégique de la nouvelle administration américaine favorisait objectivement la Fédération de Russie. La formule 'actif russe' fut reprise dans la presse internationale et critiquée comme excessive, notamment parce qu'elle pouvait être comprise comme une accusation d'agentivité ou de collaboration. Le ministère portugais des Affaires étrangères publia ensuite un rappel institutionnel selon lequel les positions de politique étrangère sont celles du gouvernement et non du Président. Il s'agit d'une controverse diplomatique et de langage, non d'une procédure pénale.
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mars–mai 2025
Après la perte d'un vote de confiance par le gouvernement minoritaire de Luís Montenegro, Marcelo dissout le Parlement et convoque des élections anticipées pour le 18 mai 2025, après consultations institutionnelles.
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2023-04-25–2024-05-15
Marcelo fut le premier chef d'État portugais contemporain à demander explicitement que le pays assume sa responsabilité et envisage des excuses pour la traite transatlantique. En avril 2024, il alla plus loin en évoquant la restitution de biens, l'annulation de dettes ou d'autres formes de réparation. Le gouvernement de Luís Montenegro déclara qu'il n'engagerait pas de programme spécifique de réparations. Chega accusa le Président de trahir les intérêts nationaux et proposa une initiative visant une procédure pour trahison. Le 15 mai 2024, l'Assemblée de la République rejeta cette démarche. Le dossier est une controverse mémorielle et constitutionnelle, sans constat d'infraction.
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2023-11-07–2024-07-09
Costa disposait encore d'une majorité absolue au Parlement, mais avait démissionné après l'annonce d'une enquête portant sur des projets de lithium, d'hydrogène et un centre de données. Le PS proposait une solution gouvernementale sans élections, notamment le nom de Mário Centeno. Marcelo jugea qu'une nouvelle légitimité électorale était nécessaire et fixa les législatives au 10 mars 2024. Dans les mois suivants, plusieurs décisions judiciaires affaiblirent fortement certaines hypothèses de corruption ou prévarication de l'opération Influencer ; António Costa n'avait toujours pas été mis en accusation en juillet 2024. Cela a nourri rétrospectivement le débat sur la proportionnalité de la dissolution, mais la décision relevait pleinement des pouvoirs constitutionnels du Président et aucune illégalité personnelle n'est alléguée.
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2023-09-17–2024-04-24
Lors d'une visite au Canada en septembre 2023, une interaction filmée avec une jeune femme de la communauté portugaise provoqua des accusations de sexisme après une remarque de Marcelo sur son décolleté et son risque d''attraper une grippe'. Il rejeta toute intention sexiste. En avril 2024, lors d'un dîner avec des journalistes étrangers, il déclara qu'António Costa était 'lent, oriental' et que Luís Montenegro, issu d'un environnement rural selon lui, avait des 'comportements ruraux'. Marcelo affirma ne voir aucune offense dans ces propos. Ces épisodes sont de nature réputationnelle et éthique, sans dimension pénale.
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2023-05-02–2023-05-04
Galamba avait présenté sa démission après une succession de controverses autour de TAP et d'un incident impliquant son cabinet, mais Costa décida de le maintenir. La décision fut largement interprétée comme un camouflet pour Marcelo, qui avait publiquement signalé son manque de confiance dans le ministre. Des partis d'opposition demandèrent alors au Président de dissoudre le Parlement. Marcelo choisit de ne pas le faire mais prononça une adresse solennelle avertissant le gouvernement qu'il devait préserver sa crédibilité et annonçant une attitude présidentielle plus assertive. L'épisode souleva un débat sur la limite entre la 'magistrature d'influence' du chef de l'État et l'autonomie constitutionnelle du gouvernement.
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2021-01-01–2023-05-17
La législation sur la mort médicalement assistée a connu plusieurs allers-retours entre le Parlement, la Présidence et le Tribunal constitutionnel. Marcelo, catholique pratiquant et constitutionnaliste, a utilisé ses pouvoirs de veto et de contrôle préventif pour contester des formulations qu'il jugeait insuffisamment précises ou problématiques. En mai 2023, après que le Parlement eut surmonté le dernier veto, la Présidence annonça qu'il promulguait la loi 'comme il y était obligé' constitutionnellement. Ses adversaires ont dénoncé une stratégie d'obstruction idéologique ; ses défenseurs ont souligné qu'il exerçait précisément les mécanismes prévus par la Constitution. Le dossier relève d'un conflit de politique publique et d'interprétation constitutionnelle, pas d'une affaire de probité.
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novembre 2021–janvier 2022
Après le rejet du budget de l'État pour 2022, Marcelo consulte les partis et le Conseil d'État puis dissout l'Assemblée et convoque des élections anticipées au 30 janvier 2022.
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mars 2020–avril 2021
Face à la pandémie de Covid-19, Marcelo déclare puis renouvelle à de multiples reprises l'état d'urgence après autorisation parlementaire, permettant au gouvernement d'adopter des restrictions exceptionnelles.
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24 janvier–9 mars 2021
Marcelo est réélu président le 24 janvier 2021 et commence son second mandat le 9 mars 2021.
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24 janvier–9 mars 2016
Il est élu président de la République le 24 janvier 2016 et entre en fonctions le 9 mars 2016.
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années 1970–2015
Juriste et professeur de droit, Marcelo Rebelo de Sousa exerce aussi comme journaliste, dirige Expresso et devient ensuite un commentateur politique très connu à la radio et à la télévision.
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1996–1999
Marcelo Rebelo de Sousa préside le Parti social-démocrate (PSD) de 1996 à 1999 et exerce alors le rôle de chef de l'opposition.
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