Portrait de Harold Hodge

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Toxicologie / Manhattan Project / expérimentation humaine / fluorures

Harold Hodge

Fiche documentée couvrant 6 controverses, dont « 1943-1945 : direction de la toxicologie du Manhattan Project et recherches classifiées sur uranium, fluorures et dispersion radioactive » et « 1945-1947 : implication rapportée dans la planification du programme d'injections de plutonium sur des patients ».

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Fiche Nº 2087 · Mise à jour le 25 septembre 2026

6Controverses documentées
7Sources
0Mise en examen · au total
0Condamnation

I. Controverses documentées

01

années 1940–1960

Années 1940-1960 : promotion de la fluoration de l'eau parallèlement à ses fonctions de toxicologue nucléaire

Statut non précisé

Hodge devient une figure majeure de la recherche sur les fluorures et un défenseur de la fluoration de l'eau, notamment à partir des données des premières études communautaires. Son double parcours — toxicologie des fluorures dans le programme atomique puis promotion de la fluoration — est ensuite devenu un point récurrent des controverses publiques autour de cette politique sanitaire.

Sources · 2

  1. [1]
    University of Rochester Medical CenterToxicology at the University of RochesterFiabilité élevée
  2. [2]
    PMC / International Journal of Environmental Research and Public HealthFluoride: From Nutrient to Suspected NeurotoxinFiabilité élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

02

1953–1957

1953-1957 : rôle rapporté dans la mise en relation ayant conduit aux injections d'uranium du « Boston Project »

Aucune procédure

Le Boston Project à Massachusetts General Hospital injecte de l'uranium à onze patients atteints de pathologies terminales pour étudier sa distribution et sa possible concentration dans des tumeurs cérébrales. Des récits historiques et un débat parlementaire irlandais attribuent à Hodge un rôle de facilitation entre William Sweet et le programme nucléaire.

Sources · 2

  1. [1]
    U.S. Advisory Committee on Human Radiation Experiments / U.S. Government Printing OfficeAdvisory Committee on Human Radiation Experiments — Final ReportFiabilité très élevée
  2. [2]

Dernière vérification : 14 septembre 2026

03

février–mars 1948

1948 : contestation par Hodge du classement de son chapitre sur l'uranium comme « expérimentation humaine »

Statut non précisé

Lors des discussions sur la déclassification des travaux médicaux du Manhattan Project, Hodge proteste contre la suppression de passages de son chapitre de toxicologie de l'uranium et soutient que celui-ci ne rapporte pas, selon lui, des expériences sur des humains. L'ACHRE replace cette correspondance dans une politique de classification également motivée par les risques de responsabilité et de relations publiques.

Sources · 1

  1. [1]
    U.S. Advisory Committee on Human Radiation Experiments / U.S. Government Printing OfficeAdvisory Committee on Human Radiation Experiments — Final ReportFiabilité très élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

04

1945–1947

1945-1947 : implication rapportée dans la planification du programme d'injections de plutonium sur des patients

Aucune procédure

Des archives et le travail d'Eileen Welsome rattachent Hodge aux réunions de planification du programme Manhattan au cours duquel des patients ont reçu du plutonium à des fins de mesure biologique. L'enquête fédérale ultérieure a établi de graves déficits de consentement pour plusieurs sujets, notamment à Rochester.

Sources · 2

  1. [1]
    U.S. Advisory Committee on Human Radiation Experiments / U.S. Government Printing OfficeAdvisory Committee on Human Radiation Experiments — Final ReportFiabilité très élevée
  2. [2]
    Fluoride Action Network (reproducing excerpts from Eileen Welsome, The Plutonium Files)Harold Hodge, the University of Rochester, and Human Radiation ExperimentsFiabilité moyenne

Dernière vérification : 14 septembre 2026

05

1946

1946 : injections d'uranium à six patients de Rochester pour déterminer un seuil de toxicité rénale

Aucune procédure

Dans le programme Manhattan de Rochester, six patients sont injectés avec du nitrate d'uranyle afin d'étudier l'excrétion et d'augmenter les doses jusqu'à détecter une atteinte rénale minimale. Le rapport ACHRE indique qu'aucun document retrouvé ne permet d'établir ce qui fut expliqué aux sujets et souligne le secret entourant l'étude. Hodge dirigeait la pharmacologie-toxicologie du programme de Rochester.

Sources · 2

  1. [1]
    U.S. Advisory Committee on Human Radiation Experiments / U.S. Government Printing OfficeAdvisory Committee on Human Radiation Experiments — Final ReportFiabilité très élevée
  2. [2]
    Society of ToxicologyIn Memoriam — Harold C. Hodge (1904-1990)Fiabilité élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

06

1943–1945

1943-1945 : direction de la toxicologie du Manhattan Project et recherches classifiées sur uranium, fluorures et dispersion radioactive

Aucune procédure

Hodge dirige la division de pharmacologie et toxicologie du Manhattan Project à Rochester. Le programme étudie notamment l'uranium, les fluorures et des scénarios de dispersion radioactive, dans un cadre militaire secret qui sera plus tard réexaminé à l'aune des normes d'éthique et de transparence de la recherche.

Sources · 2

  1. [1]
    Society of ToxicologyIn Memoriam — Harold C. Hodge (1904-1990)Fiabilité élevée
  2. [2]
    U.S. Department of Energy — Office of Human Radiation ExperimentsThe Manhattan Project: A New and Secret World of Human ExperimentationFiabilité très élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

II. Constellation des liens documentés

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