Portrait de Driss Basri

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Maroc — Politique / sécurité / histoire

Driss Basri

Fiche documentée couvrant 11 controverses, dont « Rôle central dans l’appareil sécuritaire des « années de plomb » » et « Accusations récurrentes de manipulation électorale contre la Koutla ».

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Fiche Nº 0629 · Mise à jour le 6 septembre 2026

11Controverses documentées
10Sources
0Mise en examen · au total
0Condamnation

I. Controverses documentées

01

1999-2000

Après sa révocation : enquête annoncée sur l’origine d’un patrimoine considérable

Enquête

Après la révocation de Driss Basri par Mohammed VI en novembre 1999, la presse britannique a rapporté l’ouverture d’investigations sur la manière dont l’ancien ministre était devenu l’un des hommes les plus riches du royaume, en citant notamment un golf éclairé, deux complexes touristiques et un duplex parisien de grande valeur.

Sources · 1

  1. [1]
    The Guardian / The ObserverKing humbles Morocco's man of ironMédiaFiabilité élevée

Dernière vérification : 18 août 2026

02

1979-1999

Rôle central dans l’appareil sécuritaire des « années de plomb »

Aucune procédure

Ministre de l'Intérieur pendant vingt ans, Basri est décrit comme l'une des figures centrales de l'appareil de contrôle et de répression du règne d'Hassan II.

Sources · 3

  1. [1]
    MERIPA Truth Commission for MoroccoMédiaFiabilité élevée
  2. [2]
  3. [3]
    Le MondeDriss Basri, l'homme des mauvais coupsMédiaFiabilité élevée

Dernière vérification : 18 août 2026

03

1999

Plainte à Bruxelles l’accusant de crimes contre l’humanité

Allégations

Après sa révocation, Basri a été accusé devant la justice belge de « crimes contre l'humanité » par un ancien opposant.

Sources · 1

  1. [1]
    MERIPA Truth Commission for MoroccoMédiaFiabilité élevée

Dernière vérification : 18 août 2026

04

1996

Circulaire de 1996 sur les prénoms : restrictions visant notamment les prénoms amazighs

Relaxe / acquittement

Sous Driss Basri, le ministère de l’Intérieur a diffusé en 1996 une circulaire avec une liste de prénoms considérés comme admissibles pour l’état civil marocain. Des travaux universitaires documentent que cette politique a été utilisée pour refuser des prénoms amazighs considérés comme non conformes à l’identité arabo-islamique officielle, nourrissant une longue controverse sur les droits culturels amazighs.

Sources · 1

  1. [1]
    Cambridge University PressThe rise of the Amazigh movement and state cooptation in MoroccoPublication académiqueFiabilité élevée

Dernière vérification : 18 août 2026

05

1994

Crise Maroc-Algérie de 1994 : visas imposés aux Algériens et fermeture durable de la frontière terrestre

Aucune procédure

Après l’attentat de l’hôtel Atlas-Asni à Marrakech en août 1994, les autorités marocaines ont soupçonné une implication algérienne, imposé des visas aux ressortissants algériens et engagé des mesures visant des Algériens résidant au Maroc. L’Algérie a riposté en fermant sa frontière terrestre, fermeture qui s’est prolongée pendant des décennies. Des sources rétrospectives attribuent un rôle important à Driss Basri dans cette réponse sécuritaire.

Statut judiciaire — texte source
Sans objet

Dernière vérification : 18 août 2026

06

1990-1992

Restrictions de passeports visant d’anciens prisonniers politiques

Aucune procédure

Malgré l'annonce par Basri d'une simplification des procédures de passeport, HRW constatait que de nombreux anciens prisonniers politiques restaient empêchés de voyager parce que leurs demandes n'étaient pas traitées.

Statut judiciaire — texte source
Sans objet

Sources · 1

  1. [1]
    Human Rights WatchHuman Rights Watch World Report 1992 - MoroccoFiabilité élevée

Dernière vérification : 18 août 2026

07

1980s-1990s

Accusations récurrentes de manipulation électorale contre la Koutla

Statut non précisé

Les partis d'opposition ont tenu Basri personnellement responsable de manipulations lors d'élections municipales et législatives.

Sources · 2

  1. [1]
    MERIPDemocratization Without DemocracyMédiaFiabilité élevée
  2. [2]
    Le MondeDriss Basri, l'homme des mauvais coupsMédiaFiabilité élevée

Dernière vérification : 18 août 2026

08

1990s

Relations étroites avec Jean-Marie Le Pen et des réseaux de l’extrême droite française

Aucune procédure

Des témoignages et archives rapportés par Le Monde décrivent des relations étroites entre Basri et Jean-Marie Le Pen/Jean-Claude Martinez, avec voyages, cadeaux et relais politiques sur les dossiers marocains.

État de la preuve
Documenté
Statut judiciaire — texte source
Sans objet

Sources · 1

  1. [1]

Dernière vérification : 18 août 2026

09

1990

Répression des événements de Fès en 1990 sous son ministère de l’Intérieur

Statut non précisé

Toujours ministre de l’Intérieur, Driss Basri a été associé à la répression des événements de Fès de décembre 1990. Le Monde a écrit qu’il avait « maté » ces émeutes ; l’IER a ultérieurement recensé 112 morts du fait d’un usage disproportionné de la force publique.

Sources · 2

  1. [1]
    Le MondeDriss Basri, l'homme des mauvais coupsMédiaFiabilité élevée
  2. [2]
    Conseil National des Droits de l’HommeL’approche adoptée par la commission de mise en œuvreDocument officielFiabilité élevée

Dernière vérification : 18 août 2026

10

1984

Répression des émeutes de 1984 sous son ministère : usage disproportionné de la force et 49 morts reconnus par l’IER

Statut non précisé

Driss Basri était ministre de l’Intérieur lors des émeutes de janvier 1984 dans plusieurs villes marocaines. Les forces de sécurité et l’armée ont réprimé les manifestations ; l’Instance Équité et Réconciliation a ultérieurement établi 49 morts dus à un usage disproportionné de la force publique pour cette séquence.

Sources · 1

  1. [1]
    Conseil National des Droits de l’HommeL’approche adoptée par la commission de mise en œuvreDocument officielFiabilité élevée

Dernière vérification : 18 août 2026

11

1981

Répression des émeutes de Casablanca en 1981 sous son ministère de l’Intérieur

Statut non précisé

Driss Basri, ministre de l’Intérieur depuis 1979, a dirigé l’appareil intérieur lors de la répression des émeutes de Casablanca de 1981. Le Monde a rétrospectivement écrit qu’il avait « maté » ces émeutes ; l’IER a ensuite établi 114 morts dus à un usage disproportionné de la force publique.

Sources · 2

  1. [1]
    Le MondeDriss Basri, l'homme des mauvais coupsMédiaFiabilité élevée
  2. [2]
    Conseil National des Droits de l’HommeL’approche adoptée par la commission de mise en œuvreDocument officielFiabilité élevée

Dernière vérification : 18 août 2026

II. Constellation des liens documentés

Chaque lien renvoie à une relation importée ou à une mention documentée dans une fiche. Une mention documentée ne prouve pas, à elle seule, une relation personnelle.

Liste des liens documentés
  1. Hassan II2 références
    • Mention dans « Rôle central dans l’appareil sécuritaire des « années de plomb » » — La fiche de Driss Basri cite Hassan II.
    • Mention dans « Crise Maroc-Algérie de 1994 : visas imposés aux Algériens et fermeture durable de la frontière terrestre » — La fiche de Driss Basri cite Hassan II.
  2. Jean-Marie Le Pen1 référence
    • Mention dans « Relations étroites avec Jean-Marie Le Pen et des réseaux de l’extrême droite française » — La fiche de Driss Basri cite Jean-Marie Le Pen.
  3. Visa1 référence
    • Mention dans « Crise Maroc-Algérie de 1994 : visas imposés aux Algériens et fermeture durable de la frontière terrestre » — La fiche de Driss Basri cite Visa.

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