Portrait de Daniel Noboa

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Politique / institutions / entreprises familiales

Daniel Noboa

Fiche documentée couvrant 13 controverses, dont « 2024–2026 : « conflit armé interne », militarisation de la sécurité et accusations documentées d’abus par les forces de sécurité » et « 2024 : projet immobilier Echo Olón de l’entreprise de son épouse — conflit d’intérêts et controverse environnementale ».

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Fiche Nº 1833 · Mise à jour le 25 septembre 2026

13Controverses documentées
23Sources
0Mise en examen · au total
0Condamnation

I. Controverses documentées

01

janvier 2024–septembre 2026

2024–2026 : « conflit armé interne », militarisation de la sécurité et accusations documentées d’abus par les forces de sécurité

Statut non précisé

Après l’explosion de violence criminelle de janvier 2024, Daniel Noboa a déclaré l’existence d’un « conflit armé interne » et accru le rôle des forces armées dans la sécurité intérieure. Human Rights Watch et Amnesty International ont ensuite documenté des allégations graves d’exécutions extrajudiciaires, détentions arbitraires, mauvais traitements et disparitions forcées dans le contexte de cette stratégie.

Sources · 2

  1. [1]
    Human Rights WatchWorld Report 2025: EcuadorFiabilité très élevée
  2. [2]

Dernière vérification : 13 septembre 2026

02

5 avril 2024–2026

2024 : raid de la police équatorienne dans l’ambassade du Mexique pour arrêter Jorge Glas

Statut non précisé

Les forces équatoriennes sont entrées de force dans l’ambassade du Mexique à Quito et ont arrêté l’ancien vice-président Jorge Glas, qui y avait obtenu l’asile. Dans la procédure devant la Cour internationale de Justice, l’Équateur a indiqué que le président avait autorisé l’entrée forcée en raison du risque de fuite, déclenchant une rupture diplomatique majeure et des accusations de violation de l’inviolabilité diplomatique.

Sources · 2

  1. [1]
  2. [2]
    International Court of JusticeEmbassy of Mexico in Quito (Mexico v. Ecuador)Source primaire

Dernière vérification : 13 septembre 2026

03

2024–juin 2026

2024–2026 : contrats d’urgence de génération Progen et « Caso Apagón » — audits, préjudice allégué et mise en cause de 21 personnes

Aucune procédure

Des contrats d’urgence conclus par CELEC avec Progen pendant la crise électrique de 2024 ont fait l’objet d’observations de la Contraloría et d’une enquête pénale pour un présumé peculado. En avril-mai 2026, la Fiscalía a demandé puis obtenu une audience de formulation de charges visant 21 personnes, dont l’ancien ministre de l’Énergie Antonio Gonçalves et l’ex-dirigeant de CELEC Fabián Calero. Les moteurs concernés n’avaient pas fourni la capacité attendue et la Contraloría avait chiffré un préjudice supérieur à 100 millions de dollars.

Statut judiciaire — texte source
criminal_case_formalized_against_21_people; no_personal_charge_against_noboa_identified

Dernière vérification : 13 septembre 2026

04

2025–mars 2026

2025–2026 : remise fiscale dont a bénéficié Exportadora Bananera Noboa, société de la famille présidentielle

Aucune procédure

Exportadora Bananera Noboa, entreprise du groupe familial, a régularisé une dette fiscale en profitant d’un régime général de remise d’intérêts et pénalités adopté sous la présidence de Daniel Noboa. La société a payé le capital dû et est sortie de la liste des grands débiteurs, mais l’importance du bénéfice pour une entreprise de la famille du chef de l’État a alimenté un débat sur le conflit d’intérêts.

Dernière vérification : 13 septembre 2026

05

mars–août 2026

2026 : élections locales avancées et partis suspendus — alerte de la CIDH sur le pluralisme, dans un climat durci par des propos de Noboa

Statut non précisé

Les élections locales, initialement prévues en 2027, ont été avancées au 29 novembre 2026. Dans le même temps, plusieurs organisations politiques ont été suspendues ou radiées dans des procédures électorales ou administratives. La CIDH a demandé à l’Équateur de garantir une participation pluraliste et équitable. Noboa a lui-même commenté publiquement la suspension de mouvements liés à l’opposition, en évoquant notamment des soupçons de blanchiment.

Dernière vérification : 13 septembre 2026

06

novembre 2024–mars 2025

2024–2025 : affrontement institutionnel avec la vice-présidente Verónica Abad, suspension annulée et vice-présidentes « chargées » nommées par décret

Statut non précisé

Le gouvernement a suspendu cinq mois la vice-présidente élue Verónica Abad, puis Noboa a nommé par décret des vice-présidentes temporaires et leur a délégué la présidence pendant certaines activités de campagne. Une juridiction ordinaire a annulé la suspension administrative et la Cour constitutionnelle a rappelé qu’un titulaire d’un mandat électif ne pouvait être suspendu ainsi.

Dernière vérification : 13 septembre 2026

07

février–avril 2025

2025 : accusations d’irrégularités après le premier tour sans preuves ni recours formels

Statut non précisé

Après le premier tour de l’élection présidentielle 2025, Noboa a dénoncé des irrégularités mais, selon la mission d’observation de l’Union européenne, il n’a présenté ni éléments probants ni objections formelles aux autorités électorales. Le rapport final a jugé le second tour transparent et bien organisé et a indiqué que le scrutin avait démenti les récits de fraude.

Sources · 1

  1. [1]
    European External Action ServiceEU Election Observation Mission — Ecuador 2025 Final ReportSource primaire

Dernière vérification : 13 septembre 2026

08

janvier–avril 2025

2025 : campagne de réélection sans congé complet — confusion entre fonctions de président et de candidat

Statut non précisé

La mission d’observation de l’Union européenne a relevé que Noboa n’avait pas demandé un congé complet au début de la campagne et que l’exercice simultané des fonctions présidentielles et de candidat brouillait la séparation entre ressources institutionnelles et compétition électorale. La crise avec Verónica Abad a aggravé la controverse sur la personne à qui déléguer la présidence.

Dernière vérification : 13 septembre 2026

09

août–septembre 2025

2025 : offensive politique contre la Cour constitutionnelle après la suspension de mesures sécuritaires

Aucune procédure

Noboa a conduit une marche contre la Cour constitutionnelle après la suspension de dispositions de lois sécuritaires. L’affichage public des visages de magistrats et la rhétorique gouvernementale ont provoqué des accusations d’intimidation et des inquiétudes sur l’indépendance judiciaire ; la Cour a ensuite invalidé des textes contestés.

Dernière vérification : 13 septembre 2026

10

août–octobre 2025

2025 : plainte visant Noboa, son épouse et Dundee Precious Metals autour de Loma Larga — dossier ensuite archivé

Allégations

L’avocat et militant Yaku Pérez a déposé une plainte contre Noboa, son épouse et des responsables liés au projet minier Loma Larga, évoquant notamment trafic d’influence et corruption autour de la licence et de dons. Une juge a ensuite archivé la plainte en octobre 2025, estimant que les éléments présentés ne permettaient pas de présumer l’existence du délit ni la responsabilité des dénoncés.

Dernière vérification : 13 septembre 2026

11

mai–juin 2024

2024 : projet immobilier Echo Olón de l’entreprise de son épouse — conflit d’intérêts et controverse environnementale

Enquête visant un tiers

Protagoniste non poursuivi — cette procédure n’est pas comptée dans ses mises en examen ou condamnations.

Le projet Echo Olón de Vinazin, société détenue presque entièrement par l’épouse de Noboa et dont il avait lui-même été actionnaire, a déclenché une crise politique après l’obtention de permis environnementaux peu après son entrée en fonctions et des critiques sur une zone protégée. Des liens professionnels antérieurs entre des ministres et le projet ont renforcé les soupçons de conflit d’intérêts, et le parquet a ouvert une enquête préliminaire.

Rôle du protagoniste
Protagoniste non poursuivi

Dernière vérification : 13 septembre 2026

12

avril–décembre 2024

2024 : crise électrique et longues coupures malgré l’engagement présidentiel de résoudre rapidement le déficit de production

Statut non précisé

L’Équateur a subi en 2024 de longues coupures d’électricité dues notamment à la sécheresse, au déficit de production et aux faiblesses structurelles du secteur. Noboa avait promis des investissements et une résolution rapide, mais la crise s’est aggravée et les délestages ont atteint plusieurs heures quotidiennes, alimentant les critiques sur la préparation et la gestion gouvernementales.

Dernière vérification : 13 septembre 2026

13

jusqu’en 2020–2023

Avant la présidence : exposition du groupe familial aux paradis fiscaux et structures offshore

Statut non précisé

Une enquête de Primicias sur l’empire familial derrière Daniel Noboa a rapporté qu’en 2020 le SRI classait Grupo Noboa parmi les groupes économiques équatoriens comptant le plus d’entités domiciliées dans des paradis fiscaux, avec 17 membres concernés, ainsi que des sociétés offshore liées au groupe dans les Panama Papers.

Dernière vérification : 13 septembre 2026

II. Constellation des liens documentés

Chaque lien renvoie à une relation importée ou à une mention documentée dans une fiche. Une mention documentée ne prouve pas, à elle seule, une relation personnelle.

Liste des liens documentés
  1. Mars1 référence
    • Mention dans « 2024–2025 : affrontement institutionnel avec la vice-présidente Verónica Abad, suspension annulée et vice-présidentes « chargées » nommées par décret » — La fiche de Daniel Noboa cite Mars.

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