Portrait de Alois Brunner

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Nazisme / SS / déportations / Shoah / crimes de guerre / crimes contre l’humanité / fuite

Alois Brunner

Fiche documentée couvrant 19 controverses, dont « 1931–1933 : adhésion au parti nazi, à la SA puis à la Légion autrichienne » et « 1938–1939 : SS et Office central pour l’émigration juive de Vienne — coercition et spoliation ».

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Fiche Nº 2713 · Mise à jour le 25 septembre 2026

19Controverses documentées
7Sources
0Mise en examen · au total
2Condamnations

I. Controverses documentées

01

2001–2022

2 mars 2001–2022 : perpétuité par contumace, décès incertain puis clôture de la recherche

Statut non précisé

En 2001, la cour d’assises de Paris condamne Brunner à la réclusion criminelle à perpétuité pour crimes contre l’humanité liés à la déportation de 345 enfants juifs. Son décès reste longtemps incertain : des enquêtes le situent en 2001 ou vers 2009–2010 ; les autorités allemandes finissent par clore la recherche en le considérant comme décédé.

Dernière vérification : 14 septembre 2026

02

années 1950–1990

années 1950–1990 : refuge durable à Damas et échecs répétés d’extradition

Statut non précisé

Sous le nom de Georg Fischer, Brunner vit à Damas pendant des décennies. Des sources le décrivent comme fournisseur, informateur ou conseiller des services syriens, tandis que les démarches européennes d’extradition échouent.

Sources · 2

  1. [1]
  2. [2]
    Sciences Po — Mass Violence and Resistance Research NetworkBrunner, AloïsPublication académiqueFiabilité très élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

03

années 1980–1990

années 1980–1990 : déclarations antisémites et absence publique de remords

Statut non précisé

Brunner donne des interviews dans lesquelles il minimise ou revendique sa participation aux persécutions et demeure ouvertement antisémite.

Sources · 1

  1. [1]

Dernière vérification : 14 septembre 2026

04

1961 et 1980

1961 et 1980 : deux colis piégés lui causent de graves blessures

Statut non précisé

Brunner survit à deux attaques par colis piégé, perdant notamment un œil et des doigts selon les récits. Ces attentats témoignent de sa notoriété de fugitif nazi.

Sources · 1

  1. [1]

Dernière vérification : 14 septembre 2026

05

1954–1956

1954–1956 : deux condamnations à mort par contumace en France pour crimes de guerre

Condamnation

Des juridictions françaises condamnent Brunner par contumace à deux reprises à la peine de mort pour crimes de guerre liés à son rôle dans les déportations.

Sources · 2

  1. [1]
    Le ParisienPerpétuité contre le nazi Aloïs BrunnerFiabilité élevée
  2. [2]

Dernière vérification : 14 septembre 2026

06

1945–1954

1945–1954 : faux papiers, libération après détention américaine et fuite hors d’Europe

Statut non précisé

À la fin de la guerre, Brunner utilise de faux papiers, passe par une détention américaine sans être identifié comme recherché, vit sous fausse identité en Allemagne puis fuit vers le Moyen-Orient en 1954.

Sources · 2

  1. [1]
    Sciences Po — Mass Violence and Resistance Research NetworkBrunner, AloïsPublication académiqueFiabilité très élevée
  2. [2]

Dernière vérification : 14 septembre 2026

07

septembre 1944–1945

septembre 1944–1945 : Sered et déportations de plus de 13 000 Juifs de Slovaquie

Statut non précisé

Après Drancy, Brunner prend en charge le camp de Sered et organise de nouvelles rafles et déportations ; Sciences Po lui attribue plus de 13 500 déportations depuis la Slovaquie.

Sources · 2

  1. [1]
    Sciences Po — Mass Violence and Resistance Research NetworkBrunner, AloïsPublication académiqueFiabilité très élevée
  2. [2]

Dernière vérification : 14 septembre 2026

08

18 juin 1943–17 août 1944

juin 1943–août 1944 : prise de contrôle de Drancy et régime de terreur

Condamnation

Brunner prend le contrôle effectif du camp de Drancy, marginalise la gendarmerie française dans l’administration interne et impose un système coercitif fait de discipline brutale, confiscations et manipulation des détenus.

Sources · 2

  1. [1]
    Sciences Po — Mass Violence and Resistance Research NetworkBrunner, AloïsPublication académiqueFiabilité très élevée
  2. [2]
    Holocaust and Genocide Studies / Oxford AcademicCOMMANDANT OF DRANCY: ALOIS BRUNNER AND THE JEWS OF FRANCEFiabilité très élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

09

juin 1943–août 1944

1943–1944 : environ 22 000 à 24 000 personnes déportées de Drancy sous son commandement

Statut non précisé

Les études attribuent à la période Brunner l’accélération des convois de Drancy vers les centres de mise à mort ; Sciences Po compte 22 427 déportés, tandis qu’une étude académique d’Oxford retient environ 24 000.

Sources · 2

  1. [1]
    Holocaust and Genocide Studies / Oxford AcademicCOMMANDANT OF DRANCY: ALOIS BRUNNER AND THE JEWS OF FRANCEFiabilité très élevée
  2. [2]
    Sciences Po — Mass Violence and Resistance Research NetworkBrunner, AloïsPublication académiqueFiabilité très élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

10

avril–août 1944

1944 : extension des rafles aux Juifs de nationalité française et démantèlement de réseaux d’assistance

Statut non précisé

Brunner ordonne l’arrestation des Juifs français avec leurs familles et cible les structures provinciales de l’UGIF, élargissant la population jusque-là parfois protégée par des exemptions.

Sources · 2

  1. [1]
    Sciences Po — Mass Violence and Resistance Research NetworkBrunner, AloïsPublication académiqueFiabilité très élevée
  2. [2]
    Holocaust and Genocide Studies / Oxford AcademicCOMMANDANT OF DRANCY: ALOIS BRUNNER AND THE JEWS OF FRANCEFiabilité très élevée

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11

31 juillet–17 août 1944

31 juillet–17 août 1944 : déportation d’enfants juifs et dernier convoi de Drancy

Statut non précisé

Des enfants juifs provenant notamment de foyers de l’UGIF sont arrêtés et déportés alors que la libération de Paris approche. Le dossier de 2001 retient 345 enfants arrêtés, internés et déportés, dont une grande partie est assassinée à Auschwitz.

Sources · 2

  1. [1]
    Le ParisienPerpétuité contre le nazi Aloïs BrunnerFiabilité élevée
  2. [2]
    Sciences Po — Mass Violence and Resistance Research NetworkBrunner, AloïsPublication académiqueFiabilité très élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

12

février–mai 1943

février–mai 1943 : ghettoïsation et déportation des Juifs de Thessalonique vers les centres d’extermination

Statut non précisé

Brunner et son équipe imposent étoile jaune, quartiers de rassemblement et police juive, puis organisent les déportations massives de Thessalonique. Sciences Po chiffre à 42 830 les personnes déportées pendant cette phase.

Sources · 2

  1. [1]
    Sciences Po — Mass Violence and Resistance Research NetworkBrunner, AloïsPublication académiqueFiabilité très élevée
  2. [2]

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13

septembre–décembre 1943

automne 1943 : chasse aux Juifs réfugiés à Nice et dans l’ancienne zone italienne

Statut non précisé

Après l’armistice italien, Brunner dirige des opérations de recherche et d’arrestation de Juifs dans la région de Nice ; environ 2 500 personnes sont arrêtées et transférées vers Drancy selon Sciences Po.

Sources · 2

  1. [1]
    Sciences Po — Mass Violence and Resistance Research NetworkBrunner, AloïsPublication académiqueFiabilité très élevée
  2. [2]
    Holocaust and Genocide Studies / Oxford AcademicCOMMANDANT OF DRANCY: ALOIS BRUNNER AND THE JEWS OF FRANCEFiabilité très élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

14

1941–9 octobre 1942

1941–1942 : direction des déportations de Juifs de Vienne et proclamation d’une ville « libre de Juifs »

Statut non précisé

D’abord bras droit d’Eichmann puis responsable de l’Office viennois, Brunner organise des convois vers Lublin, Łódź et d’autres lieux de persécution. En octobre 1942 il déclare Vienne « libre de Juifs ».

Sources · 2

  1. [1]
  2. [2]
    Sciences Po — Mass Violence and Resistance Research NetworkBrunner, AloïsPublication académiqueFiabilité très élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

15

1942

1942 : confiscations supplémentaires et déportation de milliers de Roms depuis Vienne

Statut non précisé

Brunner impose de nouvelles confiscations de moyens de communication aux Juifs et les sources de Sciences Po lui attribuent également l’ordre de déportation de 5 000 Roms.

Sources · 1

  1. [1]
    Sciences Po — Mass Violence and Resistance Research NetworkBrunner, AloïsPublication académiqueFiabilité très élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

16

octobre–décembre 1942

octobre–décembre 1942 : rafles et déportations de plus de 20 000 Juifs à Berlin

Statut non précisé

Envoyé à Berlin par Eichmann, Brunner transpose les méthodes de Vienne et organise en quelques semaines l’assemblage et la déportation de plus de 20 000 Juifs berlinois.

Sources · 2

  1. [1]
    Sciences Po — Mass Violence and Resistance Research NetworkBrunner, AloïsPublication académiqueFiabilité très élevée
  2. [2]

Dernière vérification : 14 septembre 2026

17

1938–1939

1938–1939 : SS et Office central pour l’émigration juive de Vienne — coercition et spoliation

Statut non précisé

Après l’Anschluss, Brunner rejoint la SS et travaille à l’Office central pour l’émigration juive, appareil fondé sur la contrainte, la confiscation et l’expulsion. Il s’installe lui-même dans une villa « aryanisée ».

Sources · 2

  1. [1]
  2. [2]
    Sciences Po — Mass Violence and Resistance Research NetworkBrunner, AloïsPublication académiqueFiabilité très élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

18

octobre 1939

octobre 1939 : première déportation de masse vers Nisko

Statut non précisé

Brunner organise depuis Vienne une première déportation massive d’environ un millier de Juifs vers Nisko, dans la zone de Lublin occupée.

Sources · 1

  1. [1]
    Sciences Po — Mass Violence and Resistance Research NetworkBrunner, AloïsPublication académiqueFiabilité très élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

19

1931–1933

1931–1933 : adhésion au parti nazi, à la SA puis à la Légion autrichienne

Statut non précisé

Brunner rejoint le parti nazi en 1931, la SA l’année suivante et quitte l’Autriche en 1933 pour la Légion autrichienne, formation nazie d’exilés.

Sources · 2

  1. [1]
  2. [2]
    Sciences Po — Mass Violence and Resistance Research NetworkBrunner, AloïsPublication académiqueFiabilité très élevée

Dernière vérification : 14 septembre 2026

II. Constellation des liens documentés

Chaque lien renvoie à une relation importée ou à une mention documentée dans une fiche. Une mention documentée ne prouve pas, à elle seule, une relation personnelle.

Liste des liens documentés
  1. Adolf Eichmann1 référence
    • Mention croisée : « 1943–1944 : extension des déportations à la Grèce et au nord de l’Italie » — La fiche de Adolf Eichmann cite Alois Brunner.
  2. Mars1 référence
    • Mention dans « 2 mars 2001–2022 : perpétuité par contumace, décès incertain puis clôture de la recherche » — La fiche de Alois Brunner cite Mars.
  3. Target1 référence
    • Mention dans « 1961 et 1980 : deux colis piégés lui causent de graves blessures » — La fiche de Alois Brunner cite Target.

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