Portrait de Aleksandar Vučić

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Fiche documentée

Aleksandar Vučić

Fiche documentée couvrant 14 controverses, dont « 1995 : rhétorique ultranationaliste — « 100 musulmans » pour un Serbe tué, puis gestes de réconciliation ultérieurs » et « Ministre de l'Information sous Milošević — loi punitive et répression des médias indépendants ».

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Fiche Nº 3986 · Mise à jour le 25 septembre 2026

14Controverses documentées
17Sources
3Mises en examen · au total3 en cours
0Condamnation

I. Controverses documentées

01

2024-11-01 – 2026-09-19

Gare de Novi Sad — 16 morts, poursuites contre des responsables et mouvement national anticorruption

Aucune procédure

L’effondrement de l’auvent de la gare de Novi Sad en novembre 2024, qui a fait 16 morts, a déclenché un vaste mouvement étudiant et anticorruption. Plusieurs responsables publics ont été poursuivis dans différents volets tandis que les manifestations se sont prolongées en 2025 et 2026. Vučić rejette les accusations de responsabilité personnelle dans la catastrophe ou d’existence d’un système criminel dirigé par lui.

Sources · 2

  1. [1]
    ReutersSerbia indicts 13 for railway station roof collapse that killed 16Agence de presseFiabilité très élevée
  2. [2]

Dernière vérification : 19 septembre 2026

02

2026-06 – 2026-09-27

2026 : dissolution du Parlement, annonce de démission de la présidence et candidature annoncée au poste de Premier ministre

Statut non précisé

Après des mois de manifestations, Vučić annonce son intention de quitter la présidence et de chercher à revenir au poste de Premier ministre. Le 9 septembre, il dissout le Parlement et convoque des élections anticipées pour le 25 octobre ; le 14 septembre, il annonce prévoir de démissionner de la présidence le 27 septembre et de conduire la campagne du SNS.

Imputation
Mise en cause directe

Sources · 3

  1. [1]
    ReutersLeaders of Serbia and Ukraine pledge closer economic tiesAgence de presseFiabilité très élevée
  2. [2]
    ReutersSerbia's President Vucic dissolves parliament, calls snap electionsAgence de presseFiabilité très élevée
  3. [3]

Dernière vérification : 19 septembre 2026

03

2025-08-27

Pression sur les médias — enregistrement United Group/Telekom : une demande de Vučić attribuée par le PDG de Telekom

Aucune procédure

United Group a confirmé l'authenticité de l'enregistrement de la conversation entre Stan Miller et Vladimir Lučić. Lučić y dit que 'President Vučić asked Nikos to replace only Aleksandra Subotić' et ajoute que Vučić savait qu'il serait difficile de remplacer le directeur de N1. Le contexte était celui de discussions sur la restructuration d'un des principaux groupes médiatiques critiques du pouvoir. Il s'agit d'une phrase prononcée par Lučić attribuant une demande à Vučić : la voix du Président n'est pas enregistrée et aucune preuve directe publiée ne permet d'établir l'ordre au-delà de ce témoignage enregistré. Le parquet a ensuite demandé à KRIK de remettre l'enregistrement. Le contexte plus large de liberté des médias en Serbie est décrit comme préoccupant par la Commission européenne et de nombreux organismes de liberté de la presse.

Dernière vérification : 19 septembre 2026

04

2025-03-15

Manifestation du 15 mars 2025 — allégation d'arme sonore et mesure provisoire de la CEDH

Statut non précisé

La CEDH indique que 47 requérants avaient demandé une mesure provisoire après l'incident, évoquant peur intense, tachycardie, nausées et autres symptômes ; jusqu'à 4 000 personnes auraient signalé une expérience similaire. Le 29 avril 2025, la Cour a ordonné au gouvernement de prévenir tout usage futur de dispositifs sonores pour le contrôle des foules, rappelant que leur usage à cette fin est illégal en Serbie et pourrait produire des effets sanitaires graves. La Cour a expressément précisé que sa décision ne signifiait pas qu'elle avait pris position sur la question de savoir si une arme sonore avait effectivement été utilisée le 15 mars. Les autorités serbes et une expertise russe communiquée par Vučić ont nié l'emploi d'un tel dispositif. Aucun élément retenu ne montre un ordre personnel de Vučić.

Sources · 1

  1. [1]
    European Court of Human RightsInterim measure granted concerning SerbiaFiabilité très élevée

Dernière vérification : 19 septembre 2026

05

2025-12-22

Lois judiciaires « Mrdić » de janvier 2026 — critiques de la Commission de Venise et corrections partielles

Statut non précisé

Les projets furent déposés le 22 décembre 2025 et adoptés le 28 janvier 2026 sans consultation publique préalable des institutions judiciaires ou de la société civile. L'avis urgent de la Commission de Venise d'avril a critiqué la majorité des changements, notamment des modifications des compétences dans le parquet, la possibilité de réélection des présidents de tribunaux et d'autres éléments affectant l'équilibre institutionnel. Des juges, procureurs et avocats ont protesté ; Reuters a rapporté que des critiques y voyaient un moyen d'accroître l'emprise politique sur des dossiers de corruption et de crime organisé. Vučić, qui avait également critiqué publiquement certains procureurs pour la libération de manifestants, a déclaré la Serbie ouverte à un réexamen avec les institutions européennes. L'avis de suivi de juin a estimé que sept des neuf recommandations avaient été remplies, mais l'APCE a demandé de poursuivre les corrections.

Sources · 1

  1. [1]
    ReutersSerbia judiciary overhaul could jeopardise EU bidAgence de presseFiabilité très élevée

Dernière vérification : 19 septembre 2026

06

2023-11-01 – 2024-02-28

Élections législatives anticipées 2023 — implication « décisive » du Président et conditions jugées injustes par l'OSCE/ODIHR

Aucune procédure

La mission internationale d'observation a considéré le scrutin techniquement bien administré et offrant un choix réel de partis, mais marqué par la domination personnelle du Président, l'utilisation de son nom par une liste, une forte couverture médiatique favorable, des pressions sur des employés du secteur public, l'abus de ressources publiques, des cas d'achat de voix et des déficiences procédurales. Les observateurs ont estimé que la ligne entre fonctions officielles et campagne était brouillée et que l'implication de Vučić, même sans être candidat, donnait au SNS un avantage injustifié. Le SNS et les autorités ont rejeté les accusations de fraude et présenté l'élection comme libre et équitable. Aucun jugement pénal personnel de Vučić pour fraude électorale n'est identifié.

Imputation
Mise en cause directe

Sources · 1

  1. [1]

Dernière vérification : 19 septembre 2026

07

2024-01-01

General Staff / Affinity Partners — projet soutenu par Vučić, retrait de la protection patrimoniale et procès de responsables

Mise en examen

Le projet prévoyait hôtel, appartements, bureaux et commerces sur le complexe historique du General Staff. Vučić l'a soutenu en le présentant comme utile aux relations avec les États-Unis. Les autorités ont retiré en 2024 le statut de bien culturel protégé. En décembre 2025, le parquet a requis l'inculpation de Selaković et de responsables pour des illégalités présumées liées à ce retrait, qualifiées d'abus de fonction et falsification de document officiel. En février 2026, les accusés ont été jugés ; ils ont plaidé non coupable. Affinity Partners s'était entre-temps retiré du projet. Aucune source retenue n'indique que Vučić ait signé le faux allégué, retiré lui-même la protection ou reçu un avantage personnel.

Sources · 1

  1. [1]
    Associated PressSerb minister among officials on trial over Kushner-linked projectAgence de presseFiabilité très élevée

Dernière vérification : 19 septembre 2026

08

2023-09-24

Banjska 2023 — Milan Radoičić admet avoir organisé l'attaque ; Vučić nie toute implication de l'État

Mise en examen visant un tiers

Protagoniste victime — cette procédure n’est pas comptée dans ses mises en examen ou condamnations.

Environ 80 hommes armés venus de Serbie ont selon la police kosovare pris position dans le village de Banjska le 24 septembre 2023. Trois assaillants serbes et un policier kosovar ont été tués. Radoičić a admis avoir organisé et participé à l'affrontement ; il a été brièvement détenu en Serbie puis libéré. Le Kosovo a inculpé 45 personnes en 2024 et un tribunal de Pristina a condamné trois hommes en avril 2026. Vučić a déclaré que les autorités serbes enquêteraient et a nié les accusations selon lesquelles l'État serbe ou lui-même auraient orchestré l'attaque. Les accusations directes contre Vučić ont notamment été portées par les autorités kosovares, mais aucune preuve judiciaire retenue n'établit qu'il ait donné un ordre à Radoičić.

Rôle du protagoniste
Protagoniste victime

Sources · 1

  1. [1]
    ReutersSerbia to investigate killing of policeman in northern KosovoAgence de presseFiabilité très élevée

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09

2019-11-14

Jovanjica — 1,6 tonne de marijuana, agents de l'État parmi les accusés et commentaires présidentiels sur Koluvija

Mise en examen

KRIK rapporte qu'en juin 2026 le procès se poursuivait plus de six ans après l'arrestation de Koluvija et la saisie d'environ 1,6 tonne de marijuana. Le second acte d'accusation implique des membres de la police, de la BIA et du renseignement militaire accusés d'avoir fourni des informations sensibles et protégé le réseau. Freedom House a estimé que les commentaires publics de Vučić, notamment lorsqu'il défendait la libération de Koluvija en résidence surveillée et relativisait la détention pour 1,6 tonne de marijuana, créaient une pression sur la justice. Vučić a nié défendre Koluvija. Des allégations publiques ont visé son frère Andrej, mais aucune charge pénale contre Aleksandar ou Andrej Vučić dans Jovanjica n'est établie dans les sources retenues.

Sources · 1

  1. [1]
    Freedom HouseSerbia: Nations in Transit 2022Fiabilité élevée

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10

2016-04-24 – 2017-06-13

Savamala 2016 — démolitions nocturnes, inaction policière organisée et responsables municipaux reconnus par Vučić

Statut non précisé

Le Protecteur des citoyens a constaté que des citoyens avaient subi des atteintes à leur liberté, sécurité, intégrité et propriété, et que la police de Belgrade n'avait pas agi de façon rapide et efficace malgré les appels. L'institution a décrit une violation organisée, coordonnée entre plusieurs niveaux et acteurs étatiques et non étatiques. Son rapport annuel a ensuite rappelé que Vučić, alors Premier ministre et défenseur majeur du projet Belgrade Waterfront, avait déclaré qu'il ne faisait aucun doute que les plus hautes autorités de la ville de Belgrade étaient responsables. Le maire Siniša Mali avait initialement nié toute implication. Aucun élément retenu ne montre que Vučić ait lui-même ordonné les démolitions ou l'inaction policière.

Sources · 1

  1. [1]
    Protector of Citizens of SerbiaRegular Annual Report of Protector of Citizens 2016Fiabilité très élevée

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11

2017-01-01

Krušik — ventes d'armes à prix préférentiels alléguées, entourage ministériel et arrestation du lanceur d'alerte

Enquête

BIRN a documenté des contrats dans lesquels des intermédiaires privés obtenaient des armes de Krušik à des prix décrits comme particulièrement avantageux, ainsi que la présence de Branko Stefanović, père du ministre de l'Intérieur, dans des opérations de GIM. Obradović, salarié de Krušik à l'origine des fuites, a été arrêté pour divulgation de secrets commerciaux, emprisonné puis placé en résidence surveillée avant d'être libéré de cette mesure en décembre 2019. Des organisations de défense des lanceurs d'alerte ont critiqué le traitement de son dossier. Vučić a publiquement rejeté les soupçons visant la famille Stefanović et présenté l'affaire comme fabriquée. Aucun document retenu ne montre que Vučić ait bénéficié des transactions, les ait ordonnées ou soit poursuivi dans ce dossier.

Sources · 1

  1. [1]
    Balkan Insight / BIRNStorm over Serbia Whistleblower Arrest in State Arms ScamFiabilité élevée

Dernière vérification : 19 septembre 2026

12

1995-07-20 – 2015-11-11

1995 : rhétorique ultranationaliste — « 100 musulmans » pour un Serbe tué, puis gestes de réconciliation ultérieurs

Aucune procédure

Reuters a rappelé lors du mémorial de Srebrenica en 2015 qu'une banderole reproduisait son discours de guerre : 'For every Serb killed, we will kill 100 Muslims'. Vučić s'était rendu à la cérémonie pour rendre hommage aux victimes et avait écrit qu'il fallait incliner la tête, ne pas oublier et construire un avenir différent. Après avoir été chassé du mémorial par des jets de pierres, il a déclaré que sa main restait tendue au peuple bosniaque. Il est revenu à Srebrenica en novembre 2015 pour déposer des fleurs. La déclaration de 1995 est donc directement imputable à Vučić, mais elle relève d'une conduite politique historique et non d'une condamnation pénale pour les crimes de Srebrenica. Les gestes de réconciliation ultérieurs doivent être conservés comme contexte contradictoire.

Imputation
Mise en cause directe

Sources · 1

  1. [1]
    ReutersSerbian PM forced to flee Srebrenica massacre memorialAgence de presseFiabilité très élevée

Dernière vérification : 19 septembre 2026

13

2012-01-01

Groupe Belivuk — allégations de services rendus au pouvoir et de rencontre avec Vučić, catégoriquement niées

Mise en examen

KRIK a publié en 2021 des éléments attribués à l'interrogatoire de Belivuk, selon lesquels le groupe aurait effectué des tâches politiques : contrôle de chants de supporters, intimidation de manifestants, sécurisation de certains événements et pression sur des acteurs sociaux. Belivuk affirmait avoir rencontré Vučić. Vučić a déclaré n'avoir jamais rencontré Belivuk ni communiqué avec son organisation, allant jusqu'à dire qu'il quitterait ses fonctions et accepterait la prison si une telle rencontre était prouvée. KRIK et OCCRP avaient auparavant documenté des relations entre des hooligans/criminals et certains policiers, responsables publics ou personnes liées au SNS, mais cela ne suffit pas à établir que Vučić dirigeait ou commandait le groupe. Les accusations de Belivuk proviennent d'un accusé de crimes extrêmement graves et ne sont pas traitées comme des faits établis.

Sources · 1

  1. [1]

Dernière vérification : 19 septembre 2026

14

1998-03-24 – 2000-10-05

Ministre de l'Information sous Milošević — loi punitive et répression des médias indépendants

Statut non précisé

Human Rights Watch a documenté en 1998–2000 une campagne systématique contre les médias indépendants : refus de licences, fermetures, lourdes amendes et poursuites via la loi sur l'information publique. Le rapport 'Deepening Authoritarianism in Serbia' identifie Vučić comme ministre de l'Information et membre du Parti radical serbe au sein de la coalition au pouvoir. HRW a décrit l'usage punitif de la loi comme accompagné de menaces verbales et d'annonces de répression supplémentaire. L'imputation est élevée car Vučić occupait directement le portefeuille politique concerné, mais les actes concrets relevaient de l'ensemble des institutions du régime Milošević et aucune condamnation pénale personnelle de Vučić pour ces restrictions n'est identifiée.

Imputation
Mise en cause directe

Sources · 1

  1. [1]
    Human Rights WatchThe suppression of independent journalismFiabilité très élevée

Dernière vérification : 19 septembre 2026

II. Constellation des liens documentés

Chaque lien renvoie à une relation importée ou à une mention documentée dans une fiche. Une mention documentée ne prouve pas, à elle seule, une relation personnelle.

Liste des liens documentés
  1. Edi Rama1 référence
    • Mention croisée : « 2019-2023 : Open Balkan — partenariat avec Aleksandar Vučić et conflit politique avec les dirigeants du Kosovo » — La fiche de Edi Rama cite Aleksandar Vučić.
  2. Evolution1 référence
    • Mention dans « 1995 : rhétorique ultranationaliste — « 100 musulmans » pour un Serbe tué, puis gestes de réconciliation ultérieurs » — La fiche de Aleksandar Vučić cite Evolution.
  3. Mars1 référence
    • Mention dans « Manifestation du 15 mars 2025 — allégation d'arme sonore et mesure provisoire de la CEDH » — La fiche de Aleksandar Vučić cite Mars.
  4. Novak Djokovic1 référence
    • Mention croisée : « 2024–2026 : soutien répété aux manifestations étudiantes en Serbie et rupture publique avec le pouvoir de Vučić » — La fiche de Novak Djokovic cite Aleksandar Vučić.
  5. Victor Ponta1 référence
    • Mention croisée : « Citoyenneté serbe et rôle de conseiller honoraire d'Aleksandar Vučić » — La fiche de Victor Ponta cite Aleksandar Vučić.

III. Votre avis sur cette fiche

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