Portrait de Adolfo Scilingo

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Politique / régimes / guerre

Adolfo Scilingo

Fiche documentée couvrant 7 controverses, dont « 1976–1977 : participation à deux « vols de la mort » de l'ESMA, trente victimes retenues par la justice espagnole » et « 1995 : confession publique sur les vols de la mort et rupture du silence militaire ».

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Fiche Nº 3097 · Mise à jour le 25 septembre 2026

7Controverses documentées
8Sources
0Mise en examen · au total
1Condamnation

I. Controverses documentées

01

décembre 2015–mars 2016

2015–2016 : premiers permis de sortie de prison accordés en vue de la réinsertion

Statut non précisé

Après avoir atteint les seuils de peine requis et alors qu'il était classé au second degré pénitentiaire, Scilingo a obtenu un premier permis de sortie de six jours. En mars 2016, l'Audiencia Nacional a confirmé cette autorisation en considérant le risque de fuite très limité et le permis recommandé pour sa réinsertion.

Dernière vérification : 16 septembre 2026

02

4 juillet 2007

2007 : Tribunal suprême porte la peine nominale à 1 084 ans et individualise meurtres et détentions illégales

Statut non précisé

Le Tribunal suprême espagnol a porté la peine nominale de Scilingo à 1 084 ans : trente meurtres, une détention illégale comme auteur et complicité dans 255 autres détentions illégales. La juridiction a qualifié le contexte de crimes contre l'humanité au regard du droit international.

Statut judiciaire — texte source
1084_year_nominal_sentence; maximum_effective_term_25_years

Dernière vérification : 16 septembre 2026

03

19 avril 2005

2005 : Audiencia Nacional le inflige 640 ans pour crimes contre l'humanité

Condamnation

L'Audiencia Nacional a condamné Scilingo à une peine nominale de 640 ans, retenant sa responsabilité dans trente morts liées aux vols de la mort ainsi que dans des détentions illégales et actes qualifiés alors de crimes contre l'humanité.

Statut judiciaire — texte source
640_year_nominal_sentence_with_statutory_effective_limit

Dernière vérification : 16 septembre 2026

04

septembre 1997

1997 : Scilingo affirme avoir été enlevé et torturé après ses révélations

Statut non précisé

Scilingo a déclaré avoir été enlevé et torturé à Buenos Aires par des inconnus qui lui auraient tailladé le visage, épisode qu'il reliait à ses révélations sur les crimes de la dictature.

Sources · 1

  1. [1]

Dernière vérification : 16 septembre 2026

05

octobre–décembre 1997

1997 : voyage volontaire en Espagne, aveux devant Garzón, arrestation puis remise en liberté sous caution

Statut non précisé

Scilingo s'est rendu volontairement en Espagne pour témoigner devant le juge Baltasar Garzón. Après avoir reconnu sa participation aux vols de la mort, il a été arrêté et placé en détention préventive. Il a ensuite obtenu une remise en liberté sous caution avec interdiction de quitter l'Espagne et obligation de se présenter régulièrement au tribunal.

Sources · 2

  1. [1]
  2. [2]

Dernière vérification : 16 septembre 2026

06

mars 1995

1995 : confession publique sur les vols de la mort et rupture du silence militaire

Statut non précisé

Dans des entretiens avec le journaliste Horacio Verbitsky, Scilingo a décrit le système des vols de la mort de la marine argentine et déclaré avoir personnellement participé à deux d'entre eux. Ses révélations ont eu un impact international majeur sur la documentation des crimes de l'ESMA.

Dernière vérification : 16 septembre 2026

07

1976–1977

1976–1977 : participation à deux « vols de la mort » de l'ESMA, trente victimes retenues par la justice espagnole

Statut non précisé

La justice espagnole a retenu qu'Adolfo Scilingo, alors officier de marine affecté à l'ESMA, avait participé à deux « vols de la mort » au cours desquels trente détenus drogués ont été jetés vivants depuis des avions. Ces faits ont constitué le cœur de sa condamnation définitive en Espagne.

Dernière vérification : 16 septembre 2026

II. Constellation des liens documentés

Chaque lien renvoie à une relation importée ou à une mention documentée dans une fiche. Une mention documentée ne prouve pas, à elle seule, une relation personnelle.

Liste des liens documentés
  1. Mars1 référence
    • Mention dans « 2015–2016 : premiers permis de sortie de prison accordés en vue de la réinsertion » — La fiche de Adolfo Scilingo cite Mars.

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