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Portrait of Viktor Orbán

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Politique / institutions / gouvernance

Viktor Orbán

Fiche documentée couvrant 27 controverses, dont « 2010-2013 : nouvelle Constitution, centaines de lois organiques et concentration durable des institutions » et « 2011-2013 : retraites forcées de centaines de juges et limitation des pouvoirs de la Cour constitutionnelle ».

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Profile No. 4036 · Updated on 25 September 2026

27Documented controversies
65Sources
0Formal charge · all time
2Convictions

I. Documented controversies

01

2010-05-29–2026-05-15

2010-2026 : capture progressive des médias publics et constitution d’un empire médiatique pro-gouvernemental autour de KESMA

Status not specified

Not yet available in English — French original shown.

Sous Orbán, les médias publics passent sous un contrôle gouvernemental croissant et un vaste ensemble de médias privés est regroupé ou acquis par des propriétaires pro-Fidesz. Reuters documente dès 2014 une culture d'autocensure et une architecture réglementaire réduisant l'indépendance des médias publics, sans preuve qu'Orbán ait personnellement donné chaque instruction éditoriale. En 2018, près de 500 médias pro-gouvernementaux sont rassemblés dans KESMA, opération exemptée de contrôle de concurrence. Après la défaite de 2026, Reuters décrit cet empire comme un pilier essentiel des seize années de pouvoir d'Orbán. L'État a aussi dirigé d'importantes dépenses publicitaires vers des médias favorables au gouvernement.

State of the evidence
Established

Last verified: 19 September 2026

02

2010-05-29–2026-08-02

2010-2026 : enrichissement spectaculaire de proches et concentration des marchés publics

No legal proceedings

Not yet available in English — French original shown.

Des entreprises contrôlées par des proches d'Orbán, dont Lőrinc Mészáros et son gendre István Tiborcz, remportent une part croissante des marchés publics après 2010. Une analyse Reuters de 2018 montre que dix hommes d'affaires proches ou liés à Orbán ont remporté environ 1 975 milliards de forints de contrats financés publiquement depuis 2010, soit plus de 10 % de la valeur totale analysée. En 2017, leur part atteint 28 % des marchés, contre environ 1-2 % avant le retour d'Orbán au pouvoir. Orbán et son gouvernement ont rejeté les accusations de corruption systémique et affirmé vouloir constituer une classe d'entrepreneurs hongrois compétitifs.

State of the evidence
Established

Last verified: 19 September 2026

03

2015-01-01–2026-05-28

2015-2026 : irrégularités de fonds européens, conditionnalité État de droit et milliards d’euros gelés

Status not specified

Not yet available in English — French original shown.

Les problèmes de marchés publics, conflits d'intérêts, efficacité du parquet et lutte anticorruption conduisent l'UE à suspendre une partie substantielle des fonds destinés à la Hongrie. Reuters rapporte que les irrégularités financières recommandées par OLAF représentaient près de 4 % des dépenses hongroises de fonds UE en 2015-2019, contre 0,36 % en moyenne dans l'UE. En décembre 2022, le Conseil suspend environ 6,3 Md€ d'engagements au titre du mécanisme de conditionnalité. La Commission débloque néanmoins 10,2 Md€ en décembre 2023 après des réformes judiciaires, décision contestée politiquement. Au départ d'Orbán en 2026, environ 17 Md€ de fonds restaient bloqués selon Reuters, avec des catégories et échéances différentes.

State of the evidence
Established

Last verified: 19 September 2026

04

2020-01-01–2026-04-21

2020-2026 : recul des droits LGBTQ+, loi de 2021, interdiction de Pride et violation des valeurs UE constatée par la CJUE

Status not specified

Not yet available in English — French original shown.

Orbán fait des questions de genre et de sexualité un axe majeur de sa politique culturelle, au nom de la protection des enfants et de la famille traditionnelle. La Hongrie limite la reconnaissance juridique des personnes transgenres, restreint l'adoption par les couples non mariés et adopte en 2021 une loi limitant la diffusion aux mineurs de contenus représentant ou 'promouvant' l'homosexualité et le changement de genre. En 2025, les autorités interdisent Pride et autorisent l'usage de reconnaissance faciale pour identifier des participants. En avril 2026, la CJUE juge que les règles hongroises violent le droit européen et l'article 2 TUE, car elles stigmatisent et marginalisent les personnes LGBT.

State of the evidence
Established

Sources · 2

  1. [1]
  2. [2]
    Court of Justice of the European UnionJudgment C-769/22 Commission v HungaryHigh reliability

Last verified: 19 September 2026

05

2020-03-30–2026-05-09

Mars-juin 2020 puis 2022-2026 : gouvernement par décret et états d’urgence prolongés

No legal proceedings

Not yet available in English — French original shown.

Pendant le Covid, Orbán obtient le pouvoir de gouverner par décret sans date d'expiration initiale, suscitant une forte inquiétude européenne. Après 2022, le recours aux états d'urgence et aux décrets se prolonge dans le contexte de la guerre en Ukraine. Le Parlement contrôlé par Fidesz accorde en mars 2020 à l'exécutif des pouvoirs exceptionnels sans limite de temps clairement fixée dans la loi initiale. Les pouvoirs Covid sont ensuite formellement levés en juin, mais le modèle de gouvernance d'exception réapparaît. Reuters note qu'à partir de 2022 Orbán gouverne fréquemment par décret sur la base d'un état d'urgence lié à la guerre en Ukraine. Le gouvernement affirme que ces instruments permettent une réaction rapide aux crises.

State of the evidence
Established

Last verified: 19 September 2026

06

2014-01-14–2026-05-11

2014-2026 : Paks II, prêt russe de 10 Md€, attribution à Rosatom et dépendance nucléaire envers Moscou

Status not specified

Not yet available in English — French original shown.

Orbán conclut avec Vladimir Poutine un accord pour construire deux nouveaux réacteurs à Paks, majoritairement financés par un prêt public russe et attribués sans appel d'offres classique à des acteurs russes. L'accord prévoit un prêt russe pouvant atteindre 10 Md€ pour financer jusqu'à 80 % d'un projet estimé ensuite à 12,5 Md€. Après l'invasion de l'Ukraine, Orbán s'oppose aux sanctions européennes visant le nucléaire russe et protège la relation avec Rosatom. En septembre 2025, la CJUE juge que la Commission n'aurait pas dû approuver l'aide d'État sans examiner correctement la conformité de l'attribution du marché aux règles européennes. Le projet reste inachevé au départ d'Orbán.

State of the evidence
Established

Last verified: 19 September 2026

07

2022-02-24–2026-04-12

2022-2026 : obstruction répétée de l’aide européenne à l’Ukraine et utilisation du veto hongrois

Conviction

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Après l'invasion russe, Orbán condamne formellement l'agression mais refuse l'envoi d'armes hongroises, entretient des liens avec Moscou et utilise à plusieurs reprises la règle de l'unanimité pour bloquer ou retarder des décisions européennes favorables à l'Ukraine. En décembre 2023, Orbán bloque un paquet de 50 Md€ d'aide budgétaire pluriannuelle à l'Ukraine avant de lever son veto au sommet de février 2024. La Hongrie s'oppose aussi à des sanctions ou mesures touchant le nucléaire russe et freine plusieurs étapes liées à l'Ukraine. Ses partisans défendent une politique de paix et de protection des intérêts hongrois ; ses détracteurs l'accusent de servir les intérêts stratégiques de Moscou.

State of the evidence
Established

Last verified: 19 September 2026

08

2011-01-01–2026-04-12

2011-2026 : Hatvanpuszta, richesse familiale, jet privé et symbolique d’un enrichissement opaque autour du pouvoir

Status not specified

Not yet available in English — French original shown.

Le domaine de Hatvanpuszta, propriété déclarée du père d'Orbán, et l'usage de biens de luxe liés à des hommes d'affaires proches deviennent des symboles de l'enrichissement de l'élite Fidesz. Hatvanpuszta connaît une rénovation de grande ampleur et fait l'objet de manifestations en 2025. Orbán nie qu'il s'agisse de sa résidence et décrit la propriété comme une exploitation agricole inachevée de son père. Des enquêtes journalistiques soulignent aussi qu'Orbán a utilisé un jet privé lié à des entrepreneurs proches pour se rendre à des matches de football. Aucun jugement ne conclut qu'Orbán est propriétaire réel de Hatvanpuszta ou qu'il a détourné des fonds pour financer le domaine.

State of the evidence
Documented

Last verified: 19 September 2026

09

2018-09-12–2026-04-12

2018-2026 : procédure Article 7 et confrontation durable avec l’Union européenne sur les valeurs fondamentales

Status not specified

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Le Parlement européen déclenche en septembre 2018 l'article 7(1) contre la Hongrie pour risque de violation grave des valeurs de l'Union. Le vote couvre des préoccupations relatives à l'indépendance de la justice, corruption, liberté des médias, droits des minorités, migrants et société civile. La procédure donne lieu à plusieurs auditions au Conseil sans aller jusqu'à la suspension du droit de vote. Orbán dénonce une attaque politique contre les choix souverains hongrois. Le dossier reste ouvert pendant ses dernières années au pouvoir.

State of the evidence
Established

Sources · 2

  1. [1]
  2. [2]
    Council of the European UnionArticle 7 procedures - Hungary timelineOfficial documentHigh reliability

Last verified: 19 September 2026

10

2026-04-12

Avril-août 2026 : défaite historique, fin de seize années de gouvernement continu et maintien à la tête de Fidesz

Status not specified

Not yet available in English — French original shown.

Orbán reconnaît la défaite du 12 avril 2026, qui met fin à seize années consécutives de gouvernement Fidesz, mais conserve la direction de son parti. Tisza obtient finalement 141 sièges sur 199 et une majorité constitutionnelle. Fidesz tombe à 52 sièges. Orbán offre d'abord sa démission comme chef du parti mais le congrès de juin le réélit pour un an par 729 voix sur 737. Il reste donc le principal dirigeant de l'opposition et attaque les réformes institutionnelles du gouvernement Magyar comme une nouvelle forme de 'tyrannie'.

State of the evidence
Established

Last verified: 19 September 2026

11

2022–18 septembre 2026

Réexamen en 2026 de la concession autoroutière accordée en 2022

Status not specified

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Une concession autoroutière de 35 ans attribuée en 2022 à MKIF, liée à des hommes d’affaires proches du pouvoir Orbán, fait l’objet d’une procédure européenne et d’une contestation annoncée par le gouvernement Magyar en 2026.

Last verified: 19 September 2026

12

2017-01-01–2025-06-04

2017-2025 : lois visant les ONG financées de l’étranger, « Stop Soros » et nouvelle offensive contre les organisations critiques

Status not specified

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Les gouvernements Orbán adoptent ou proposent plusieurs dispositifs visant les ONG recevant des financements étrangers et les organisations aidant les demandeurs d'asile. La loi de transparence de 2017 impose aux organisations recevant certains financements étrangers des obligations stigmatisantes ; la CJUE la juge contraire au droit de l'UE en 2020. En 2018, le paquet 'Stop Soros' criminalise certaines aides aux demandeurs d'asile ; la CJUE le condamne à son tour en 2021. Fin 2023, le gouvernement crée l'Office de protection de la souveraineté. En 2025, Fidesz propose un nouveau texte permettant de lister, surveiller et sanctionner lourdement des organisations financées depuis l'étranger ; après des protestations, le vote est reporté.

State of the evidence
Established

Sources · 6

  1. [1]
    Court of Justice of the European UnionCommission v Hungary (Transparency of associations), C-78/18High reliability
  2. [2]
    ReutersHungary approves 'Stop Soros' lawPressHigh reliability
  3. [3]
  4. [4]
  5. [5]
Show 1 more source
  1. [6]

Last verified: 19 September 2026

13

2023-12-01–2025-06-04

2023-2025 : Office de protection de la souveraineté et projet de contrôle massif des organisations financées depuis l’étranger

Status not specified

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Le gouvernement crée un Office de protection de la souveraineté chargé d'examiner les risques d'influence étrangère, puis Fidesz propose en 2025 un dispositif beaucoup plus coercitif envers médias et ONG financés depuis l'étranger. L'UE lance une action juridique contre le cadre de souveraineté. Le projet de 2025 aurait permis d'inscrire des organisations sur une liste, surveiller leurs comptes et données, bloquer des fonds étrangers et imposer des amendes pouvant atteindre 25 fois les montants reçus. Le texte est critiqué par le Conseil de l'Europe, des médias et la société civile comme une menace majeure pour la liberté d'association et la presse. Face aux protestations, Fidesz reporte le vote en juin 2025.

State of the evidence
Established

Last verified: 19 September 2026

14

2015-06-01–2024-06-13

2015-2024 : clôture frontalière, zones de transit, pushbacks et amende CJUE de 200 M€ plus 1 M€/jour

Status not specified

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Orbán fait de la lutte contre l'immigration irrégulière un pilier de sa politique, érige une clôture frontalière et durcit fortement l'accès à l'asile. La Hongrie limite l'accès aux procédures d'asile, utilise des zones de transit et renvoie régulièrement des personnes vers la frontière serbe. La CJUE conclut en 2020 que plusieurs éléments du système violent le droit de l'UE. Budapest ferme les zones de transit mais maintient un régime exigeant notamment de déposer une déclaration préalable depuis l'étranger. En juin 2024, la CJUE condamne la Hongrie à 200 M€ et 1 M€ par jour pour non-exécution du jugement de 2020. Orbán qualifie la décision d'inacceptable.

State of the evidence
Established

Sources · 2

  1. [1]
    Court of Justice of the European Union / EUR-LexCommission v Hungary, C-808/18 asylum judgmentHigh reliability
  2. [2]

Last verified: 19 September 2026

15

2024-02-02–2024-02-26

2024 : scandale de grâce dans une affaire d’abus sexuels sur mineurs et crise du discours « protection des enfants »

Status not specified

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La révélation qu'une grâce présidentielle a bénéficié à un homme condamné pour avoir aidé à dissimuler des abus sexuels dans un foyer d'enfants provoque une crise politique majeure pour Fidesz. La présidente Katalin Novák, ancienne ministre proche d'Orbán, démissionne le 10 février 2024. Judit Varga, ancienne ministre de la Justice qui avait contresigné la grâce, quitte également la vie politique. Orbán n'avait pas le pouvoir constitutionnel de signer la grâce et n'est pas identifié comme son auteur ; il réagit en proposant un amendement empêchant certaines grâces dans les affaires touchant des enfants. Le scandale fragilise toutefois directement la crédibilité du système Fidesz sur les 'valeurs familiales' et ouvre la voie à l'ascension de Péter Magyar.

State of the evidence
Established

Last verified: 19 September 2026

16

2024-07-02–2024-07-17

Juillet 2024 : « mission de paix » à Moscou et Pékin pendant la présidence hongroise de l’UE, sans mandat européen

Status not specified

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Quelques jours après le début de la présidence hongroise du Conseil de l'UE, Orbán se rend à Moscou rencontrer Vladimir Poutine puis poursuit une tournée qu'il qualifie de 'mission de paix'. Les dirigeants européens soulignent immédiatement qu'Orbán ne dispose d'aucun mandat pour représenter l'Union dans des négociations avec la Russie. Le voyage intervient après une visite à Kyiv et est suivi de rencontres en Chine et avec Donald Trump. Orbán affirme qu'un cessez-le-feu nécessite de parler à toutes les parties ; les critiques y voient une opération affaiblissant la position européenne commune et offrant une victoire de communication au Kremlin.

State of the evidence
Established

Last verified: 19 September 2026

17

2021-07-18–2023-06-01

2021-2023 : Pegasus, journalistes et opposants ciblés, achat du logiciel reconnu mais surveillance illégale non établie par le parquet

Investigation

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Des investigations internationales révèlent que des journalistes, avocats, hommes d'affaires et personnalités publiques hongroises figurent parmi des cibles du logiciel espion Pegasus. Le gouvernement hongrois reconnaît en 2021 avoir acheté Pegasus, tout en affirmant que les surveillances autorisées étaient conformes au droit et liées à la sécurité nationale. Des milliers de personnes protestent. Le parquet ouvre puis clôt son enquête en juin 2022 en affirmant ne pas avoir trouvé de surveillance non autorisée. Les critiques soulignent le faible contrôle indépendant de la surveillance secrète en Hongrie.

State of the evidence
Established

Sources · 3

  1. [1]
  2. [2]
    Committee to Protect JournalistsHungarian journalists targeted by Pegasus spywareHigh reliability
  3. [3]

Last verified: 19 September 2026

18

2014-01-01–2022-04-04

2014-2022 : règles électorales, ressources publiques et absence de véritable égalité des chances selon l’OSCE

Status not specified

Not yet available in English — French original shown.

Orbán remporte plusieurs élections compétitives, mais les observateurs internationaux constatent des avantages structurels importants pour Fidesz. En 2018, l'OSCE estime que l'opposition ne disposait pas d'un terrain de jeu équitable malgré le respect général des droits fondamentaux. En 2022, l'OSCE relève que la publicité gouvernementale omniprésente payée par l'État donnait à Fidesz un avantage indu et brouillait la frontière entre État et parti. Les élections n'ont pas été invalidées ; le problème documenté concerne l'équité de la compétition, le biais médiatique, le financement et l'usage de ressources publiques.

State of the evidence
Established

Last verified: 19 September 2026

19

2022-07-23–2022-07-29

Juillet 2022 : discours contre le « mélange des races » et démission d’une conseillère

Status not specified

Not yet available in English — French original shown.

Orbán déclare que les Hongrois ne veulent pas devenir un peuple de 'race mixte', déclenchant de fortes condamnations en Hongrie et à l'étranger. Une conseillère de longue date, Zsuzsa Hegedüs, démissionne et qualifie les propos de rhétorique inacceptable. Des responsables juifs, l'Union européenne et les États-Unis critiquent le discours. Orbán affirme que sa position contre l'immigration n'est pas fondée sur le racisme et que son gouvernement pratique une tolérance zéro à l'antisémitisme et au racisme.

State of the evidence
Established

Last verified: 19 September 2026

20

2017-04-01–2020-10-06

2017-2020 : « Lex CEU » et départ forcé de l’université de Budapest, puis condamnation par la CJUE

Conviction

Not yet available in English — French original shown.

Une réforme de l'enseignement supérieur impose de nouvelles conditions aux universités étrangères et conduit la Central European University à déplacer l'essentiel de ses programmes vers Vienne. Le gouvernement présente la loi comme une harmonisation réglementaire. La CEU et ses soutiens y voient une attaque ciblée contre une institution fondée par George Soros. En octobre 2020, la CJUE conclut que les conditions imposées par la Hongrie sont incompatibles avec le droit de l'Union. L'épisode devient un symbole de la confrontation entre le gouvernement Orbán et les institutions universitaires libérales.

State of the evidence
Established

Sources · 2

  1. [1]
  2. [2]
    Court of Justice of the European UnionCommission v Hungary (Higher education), C-66/18High reliability

Last verified: 19 September 2026

21

2010-05-29–2019-11-23

2010-2019 : priorité massive au football et plus de 130 M$ pour l’académie/club de Felcsút

No legal proceedings

Not yet available in English — French original shown.

Passionné de football, Orbán fait du sport un axe politique majeur et soutient fortement les infrastructures, notamment dans son village de Felcsút. Reuters indiquait en 2019 que l'académie et le club fondés par Orbán à Felcsút avaient reçu plus de 130 M$ de fonds publics et dons privés bénéficiant de dispositifs fiscaux. Le stade Pancho et d'autres investissements locaux deviennent des symboles, pour les critiques, de priorités budgétaires personnalisées et du pouvoir de réseaux proches du Premier ministre. Le gouvernement défend ces dépenses comme politique sportive et de jeunesse.

State of the evidence
Established

Last verified: 19 September 2026

22

2011-01-01–2018-11-07

2011-2018 : Elios, István Tiborcz et les marchés d’éclairage public signalés par OLAF

Investigation

Not yet available in English — French original shown.

OLAF identifie de graves irrégularités et un conflit d'intérêts dans des projets d'éclairage public remportés par Elios, société anciennement contrôlée par le gendre d'Orbán. L'enquête porte sur des marchés financés en partie par des fonds européens. OLAF recommande des suites financières et judiciaires. La police hongroise ouvre une enquête puis conclut en 2018 que les constats européens ne sont pas suffisamment étayés pour établir une infraction. Le dossier est emblématique du conflit entre alertes antifraude européennes et absence de poursuites nationales concluantes.

State of the evidence
Established

Last verified: 19 September 2026

23

26 juillet 2014

Discours de Băile Tuşnad sur l’« État illibéral »

No legal proceedings

Not yet available in English — French original shown.

Orbán expose à Băile Tuşnad sa conception d’un État qu’il qualifie lui-même d’« illibéral » ou « non libéral », en affirmant que l’organisation de l’État ne doit pas placer l’idéologie libérale au centre.

Legal status — source text
Not applicable

Sources · 1

  1. [1]

Last verified: 19 September 2026

24

2010-05-29–2013-12-31

2010-2013 : nouvelle Constitution, centaines de lois organiques et concentration durable des institutions

Status not specified

Not yet available in English — French original shown.

Après son retour au pouvoir avec une majorité des deux tiers, Orbán fait adopter une nouvelle Loi fondamentale et remodèle profondément les institutions hongroises. La Loi fondamentale de 2011 et des centaines de textes modifient les équilibres entre exécutif, Parlement, justice, médias, autorités indépendantes et élections. Orbán assume une doctrine de démocratie 'illibérale' fondée sur un mandat majoritaire fort. Ses partisans invoquent la légitimité électorale et la nécessité de rompre avec les institutions post-communistes ; les institutions européennes et de nombreux juristes décrivent au contraire une érosion systémique des contre-pouvoirs.

State of the evidence
Established

Last verified: 19 September 2026

25

2011-01-01–2013-03-31

2011-2013 : retraites forcées de centaines de juges et limitation des pouvoirs de la Cour constitutionnelle

Status not specified

Not yet available in English — French original shown.

Le gouvernement abaisse brutalement l'âge de retraite des juges de 70 à 62 ans et modifie la Constitution pour réduire les possibilités de contrôle de la Cour constitutionnelle. Des centaines de magistrats sont forcés de quitter leurs fonctions. La Cour constitutionnelle hongroise annule des éléments du dispositif de retraite en 2012, tandis que le droit européen juge la mesure incompatible avec les règles d'égalité. En 2013, une nouvelle révision constitutionnelle limite la capacité de la Cour à se fonder sur sa jurisprudence antérieure et à contrôler certains domaines. Orbán soutient que ces réformes relevaient d'un renouvellement démocratique du système judiciaire.

State of the evidence
Established

Sources · 3

  1. [1]
  2. [2]
  3. [3]
    Court of Justice of the European UnionCommission v Hungary - compulsory retirement of judgesHigh reliability

Last verified: 19 September 2026

26

1998–2002

Premier mandat comme Premier ministre

No legal proceedings

Not yet available in English — French original shown.

Après la victoire électorale de Fidesz en 1998, Orbán devient Premier ministre pour la première fois et dirige le gouvernement jusqu’en 2002.

Legal status — source text
Not applicable

Sources · 1

  1. [1]

Last verified: 19 September 2026

27

1988–1989

Cofondation de Fidesz et discours de 1989 demandant le départ des troupes soviétiques

No legal proceedings

Not yet available in English — French original shown.

Orbán participe à la fondation de Fidesz en 1988 et acquiert une visibilité nationale en 1989 lorsqu’il demande publiquement le retrait des troupes soviétiques lors de la réinhumation d’Imre Nagy.

Legal status — source text
Not applicable

Sources · 2

  1. [1]
  2. [2]

Last verified: 19 September 2026

II. Constellation of documented links

Each link refers to an imported relation or to a documented mention in a profile. A documented mention does not, on its own, prove a personal relationship.

List of documented links
  1. Péter Magyar3 references
    • Mentioned in “2024 : scandale de grâce dans une affaire d’abus sexuels sur mineurs et crise du discours « protection des enfants »” — Viktor Orbán's profile cites Péter Magyar.
    • Cross-mention: “Mai-juin 2026 : limitation des Premiers ministres à huit ans, avec effet d’exclure le retour de Viktor Orbán” — Péter Magyar's profile cites Viktor Orbán.
    • Cross-mention: “Projet de retour sur une partie des restrictions anti-LGBTQ+ de l’ère Orbán” — Péter Magyar's profile cites Viktor Orbán.
  2. George Soros2 references
    • Mentioned in “2017-2020 : « Lex CEU » et départ forcé de l’université de Budapest, puis condamnation par la CJUE” — Viktor Orbán's profile cites George Soros.
    • Cross-mention: “2017–2018 : campagne « Stop Soros » en Hongrie et départ de l’Open Society Foundations de Budapest” — George Soros's profile cites Viktor Orbán.
  3. Donald Trump1 reference
    • Mentioned in “Juillet 2024 : « mission de paix » à Moscou et Pékin pendant la présidence hongroise de l’UE, sans mandat européen” — Viktor Orbán's profile cites Donald Trump.
    • Cross-mention: “Propos hostiles à la politique migratoire et éloge de Viktor Orbán” — Felix Baumgartner's profile cites Viktor Orbán.
  4. Janez Janša1 reference
    • Cross-mention: “2020–2022 : proximité avec Viktor Orbán et critiques d’une trajectoire « illibérale »” — Janez Janša's profile cites Viktor Orbán.
  5. Luc Frieden1 reference
    • Cross-mention: “Approche de Viktor Orbán — controverse autour de l''Orbán whisperer' et visite en Hongrie” — Luc Frieden's profile cites Viktor Orbán.
  6. Mars1 reference
    • Mentioned in “Mars-juin 2020 puis 2022-2026 : gouvernement par décret et états d’urgence prolongés” — Viktor Orbán's profile cites Mars.
  7. Progressive1 reference
    • Mentioned in “2010-2026 : capture progressive des médias publics et constitution d’un empire médiatique pro-gouvernemental autour de KESMA” — Viktor Orbán's profile cites Progressive.
  8. Werner Faymann1 reference
    • Cross-mention: “Comparaison de la politique migratoire de Viktor Orbán aux déportations de l’époque nazie” — Werner Faymann's profile cites Viktor Orbán.

III. Your opinion of this profile

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IV. Has something changed?

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